Coup de projo sur nos lecteurs #47 – Nina, Professeur de lettres modernes

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours… 

Cette semaine, l’équipe NetGalley a eu le plaisir de s’entretenir avec Nina, professeur de lettres modernes et rédactrice sur le blog Des livres et Sharon

Pouvez-vous commencer par revenir sur votre parcours, votre relation avec les livres ? 

J’ai toujours été entourée de livres ! Les livres contenues dans les bibliothèques de mes parents ont été mes premières lectures. A Noël, à mon anniversaire, on m’offrait des albums, des bandes dessinées. Ma mère, ma grand-mère, mon père m’ont partagé les livres qu’ils avaient aimé eux-mêmes pendant leur jeunesse. C’est ainsi que j’ai pris goût aux romans policiers d’une part et aux classiques de l’autre.

Comment partagez-vous cette passion avec vos élèves ?

J’ai la chance d’enseigner dans un établissement où la lecture est à l’honneur. Ainsi, toutes les semaines, nous organisons le quart d’heure lecture pendant lequel tout l’établissement s’arrête et tout le monde (personnel administratif, professeurs, surveillants, élèves…) lit. En prolongement de ce quart d’heure, j’échange avec mes élèves autour du livre lu, ce qui donne parfois envie à des élèves de la même classe de lire à leur tour ce livre.

Depuis 2009, j’inscris chaque année des classes aux concours des Dévoreurs de livre, prix littéraire jeunesse organisé par le département de l’Eure. Le but est de lire au moins trois livres compris dans une sélection de six ouvrages  jeunesse contemporains afin de voter pour le prix. Cerise sur le gâteau : chaque classe participante rencontre un auteur dans le courant de l’année scolaire.

Avez-vous quelques conseils pour encourager de jeunes lecteurs à lire ?

 Le premier conseil serait, tout simplement, de leur faire la lecture. Lire des albums, des contes, des livres adaptés à leur âge donnent envie aux jeunes lecteurs de lire à leur tour. Rien de tel que l’émulation pour donner envie de découvrir un livre ! Il ne faut pas hésiter non plus à l’emmener très tôt dans des bibliothèques : toutes possèdent un coin spécial pour les jeunes lecteurs, présentent des activités tout à fait adaptées à leur âge. 

En parallèle de votre activité de professeur, vous tenez aussi un blog où vous partagez vos avis de lecture. Pourquoi avoir eu envie de lancer ce blog? 

Quand j’ai créé ce blog, je pensais qu’il ne durerait que deux mois – et c’était en 2010. J’aimais beaucoup aller sur les blogs des autres internautes et un jour, je me suis lancée. Mon objectif était vraiment de tenir un blog «personnel », qui me correspondrait totalement à tout point de vue : mon but est vraiment d’écrire mon ressenti le plus juste possible, que j’ai apprécié ou non le livre.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le « Challenge Polars et Thrillers » que vous organisez ?

Ce challenge existait depuis quelques années, et quand la précédente organisatrice m’a proposé de reprendre le flambeau, j’ai dit oui tout de suite! Cela fait maintenant quatre ans. Le polar est vraiment mon genre littéraire de prédilection, un genre qui comporte beaucoup de fans, mais qui n’est pas forcément valorisé dans les émissions ou les magazines littéraires alors que ses fans sont très nombreux. Ce challenge est vraiment l’occasion d’échanger, de partager sa passion, et, bien sûr, de découvrir de nouveaux auteurs. Le challenge réunit vraiment de très grandes lectrices. 

Avoir accès aux services de presse numérique des éditeurs a-t-il modifié la manière dont vous travaillez ? 

Là, c’est vraiment une question difficile. Je suis une vraie boulimique de lecture. Mais il est vrai que j’ai découvert des titres, tels La sublime communauté d’Emmanuelle Han, ou Le diamant noir de Frédéric Breton (toujours disponible sur NetGalley) vers lesquels je ne me serais peut-être pas tournée sans les services de presse numériques. 

Y a-t-il un/des livre(s) que vous souhaiteriez recommander à nos lecteurs? 

J’aimerai vraiment recommander Les chants du large d’Emma Hooper et Les inconnues de la Seine de Frédérique Molay (en accès libre sur NetGalley). 

Coup de projo sur nos lecteurs #46 – Julie, Ju lit les mots

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours… 

Cette semaine, l’équipe NetGalley a eu le plaisir de s’entretenir avec Julie, rédactrice du blog Ju lit les mots

Bonjour Julie, merci d’avoir accepté notre invitation ! Pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture ?

J’ai une relation assez fusionnelle avec les livres ! Je me lève livre, je pense livre et je dors livre… En fait, il est assez compliqué de répondre à cette question, car les livres font partie intégrante de mon quotidien. J’ai toujours ma liseuse sur moi et un bouquin papier au cas ou…Ça fait un peu barge, mais c’est une addiction comme une autre… Mais qui ne fait de mal à personne. Je ne passe pas une journée, sans faire un tour sur certaines plateformes, afin de découvrir d’autres livres. J’aime les livres, j’aime les feuilleter, ou les sentir, lorsque je vais chez un bouquiniste. Chez moi il y en a partout! Des piles et des piles !

Ma liseuse n’est pas en reste, puisqu’elle déborde mais surtout grâce à elle j’ai pu découvrir des auteurs, vers lesquels je ne serais certainement pas allée. Mes lectures se sont élargies et les genres se modifient peu à peu, même si le thriller reste mon genre préféré.

Depuis presque 3 ans, la lecture a pris une place prépondérante dans mon quotidien. Pendant quelques années la lecture et moi n’avons pas été amies, mais je savais que nos retrouvailles se feraient.

Aujourd’hui, je lis en moyenne 4/5h par jour. 2h dans les transports, mais surtout le soir. La télé a été mise en sourdine, sauf pour les séries ou films qui me font de l’oeil (fana d’horreur je ne loupe pas une bonne diffusion) essentiellement le week-end. Mes semaines s’articulent autour du boulot, de mes enfants (2) et de mes lectures. Le must du must c’est une soirée rencontre d’auteurs.

Pouvez-vous revenir sur l’histoire de votre blog : qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer et à prendre le temps d’écrire après vos lectures ?

Au départ mon blog était un blog de loisirs créatifs essentiellement tourné vers le fil (tricot, crochet). Je lisais en parallèle mais à peine une dizaine de livres par an. Et puis, ma fille m’a fait acheté un bouquin qu’elle n’a pas lu, mais moi si! Du coup j’ai eu envie de parler de cette improbable lecture. Petit à petit, j’ai eu envie de parler de mes lectures et puis ça a fait boule de neige. J’ai commencé à suivre quelques blogueurs 2/3, dont les lectures se rapprochaient de ce que j’aimais. J’ai délaissé les aiguilles à tricoter et mon crochet pour les livres, la télé a été mise en sourdine et mon quotidien a changé.
Je me suis aperçue que j’aimais faire un retour sur mes lectures mais surtout, que j’aimais écrire. Écrire de belles phrases, donner envie aux personnes qui me suivent de découvrir tel ou tel livre ou échanger sur celles que nous avons en commun.
Au fil des mois, mes retours se sont étoffés et les premiers n’ont plus rien à voir avec les plus récents. Je me lâche et j’écris mon ressenti, en mesurant mes mots, les ajustant.

Que préférez-vous dans cette activité ?

J’aime la musicalité que les mots dégagent et lors d’un retours je cherche à les harmoniser pour que leurs sonorités soient la plus belle et qu’ils soient visuellement beaux.
Je cherche toujours à ce que la trame des mots rende hommage au livre. Même lorsque mon retour est négatif ! Je ne me mets pas de barrière quand à mes avis. Pas d’ambiguïté, pas de copinage parceque j’ai reçu tel ou tel livre en service de Presse.
J’aime être honnête vis à vis des personnes qui me suivent, cela me permet d’avoir des échanges sincères et surtout d’être en accord avec mes principes.

Comment vous organisez-vous pour tenir votre blog à jour ?
Ces derniers temps c’est assez compliqué de publier régulièrement. Non pas que je lise moins, j’enchaine de belles lectures, mon ordinateur m’a lâché ! Du coup je n’ai plus d’ordi et je peux donc moins m’exprimer. Bon j’arrive à squatter l’ordinateur de ma fille ou des copines et là je me plonge dans mes notes et j’essaie de planifier mes articles. En général, je publie vers 18h un extrait et le lendemain vers 7h30 mon avis. L’extrait met en bouche.

Je planifie mes articles avec une publication par jour.

Le fait de planifier ainsi mes articles, me permet de me consacrer activement au Prix des Auteurs Inconnus 2018 que je co-organise avec Beltane (lit) en secret, qui est à l’origine de ce prix, destiné aux auteurs auto-édités et aux auteurs édités par des micros maisons d’édition.
Le Prix en est à sa deuxième année et a permis en 2017 de mettre en avant des auteurs dont l’émergence est plus difficile mais dont le talent n’est pas reconnu.

Pour terminer, avez-vous un/des coup(s) de coeur découvert(s) récemment sur NetGalley à partager ?

Alors je dois dire que je trouve le terme « coup de coeur » assez galvaudé et que c’est un terme que je n’utilise pas.
Pour moi un livre qui laisse des traces, qui me poursuit même des semaines après l’avoir refermé est un livre à découvrir ! Un livre qui me triture les méninges, qui me chamboule est un livre à découvrir ! Nonobstant ces termes coups de coeurs qui peuvent être utilisés facilement, je préfère jouer avec les mots pour dégager mon ressenti.

Ces derniers mois, j’ai fait de très belles découvertes via Netgalley notamment :

sur ordre de dier

Sur ordre de Dieu de Krakauer John : un livre superbe sur le Mormonisme, son impact sur les fidèles et sur la vie politique Américaine. Mais surtout la place que les Mormons accordent à leur église, la femme, la polygamie…. Bref une excellente lecture!

 

Les Illusions

 

Les Illusions de Jane Robins : un thriller diablement bien construit! Dont on ne comprend la trame lors de la révélation finale.

 

Les heures rouges

 

Les heures rouges de Zuma Leni : une dystopie bien contemporaine dont nous vivons les prémices par certains aspects.

 

Les fureurs invisibles du coeur

Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne : des personnages touchant que l’on voit évoluer sur des décennies avec en toile de fond les prémices du Sida…

 

 

Merci infiniment de m’avoir donné cet espace de parole et surtout de me permettre de découvrir des livres vers lesquels je ne serais pas allée.
Je serais notamment passée sur 3 des livres ci-dessus, alors que j’ai adoré les lire! Le fait d’avoir ces opportunités je reste moins dans ma zone de confort et élargi mes lectures à des genres que j’aime mais vers lesquels j’allais moins. Je commence à connaître les lignes éditoriales de certaines ME et je suis comme une gamine dans un magasin de jouet lorsque je reçois la validation d’une demande de lecture.

 

Retrouvez aussi Le blog de Julie et ses lectures sur les réseaux: 

 

instagram

Facebook

twitterlogo_1x

Coup de projo sur nos lecteurs #45 – Sophie, bibliothécaire

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours… 

Cette semaine, l’équipe NetGalley a eu le plaisir de s’entretenir avec Sophie, bibliothécaire passionnée depuis 28 ans et rédactrice du blog Les papotis de Sophie.

Bonjour Sophie, pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture ? 
Le livre a toujours été une passion depuis toute petite. J’ai eu la chance de fréquenter une école Freinet, il y avait une belle bibliothèque et ma mère l’animait bénévolement. J’ai toujours voulu en faire mon métier. Le livre c’est mon doudou, l’objet indispensable à avoir près de moi.
Pouvez-vous revenir sur votre parcours, ce qui vous a mené à travailler en bibliothèque? 
Voulant exercer cette profession, j’ai preparé après mon bac le CAFB dans un centre de formation à Poitiers. J’ai aussi passé un concours d’état et obtenu un poste dans le 62.
Quel est votre rôle sur place ? 
Je devais au départ assurer des tournées de bibliobus dans les écoles, puis ce fut dans des bibliothèques. J’ai petit à petit développé une spécialité en littérature de jeunesse et ados. (J’ai animé 15 ans un comité de lectures ados et travaillé sur des prix littéraires pour ados). Aujourd’hui je coordonne un territoire avec une cinquantaine de bibliothèques. Je travaille avec des bénévoles, des professionnels. Je les aide à developper des projets. J’assure des formations, des cours littérature de jeunesse pour un DU, j’anime des rencontres professionnelles. On développe aussi des services numériques et donc de la médiation. Mon métier reste très divers et varié et il me passionne toujours depuis 28 ans.
Les services de presse numériques ont-ils modifié la manière dont vous travaillez ? 
Gérant le budget acquisition litterature adolescente, cela m’aide à anticiper mes commandes suite à mes lectures.
 
Quels sont vos conseils pour motiver à lire, encourager une nouvelle lecture à un visiteur de passage en bibliothèque ?
Il faut soi même lire des livres, pour être en capacité d’en parler. Etre à l’écoute, proposer des valorisations de collections.
Trop souvent j’entend que les ados ne viennent pas mais si on ne connait pas la production qui leur est destinée, comment la valoriser ? la mediatiser ? et leur donner envie ?
Pouvez-vous ensuite revenir quelque peu sur l’histoire de votre blog : qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer ? 
Une amie tenant elle même un blog, m’a beaucoup incitée à partager mes lectures et coups de coeur. Je me suis donc lancé avec ses conseils il y a 4 ans. Dans un premier temps c’était pour aider ma famille, mes amis à choisir des livres mais petit à petit d’autres personnes me suivent. j’ai pris le rythme d’une publication quotidienne et je fais volontairement court car souvent dans les blogs c’est assez long et les gens zappent.
Ma récompense de tout ce travail de fourmi à communiquer ma passion, c’est quand une personne me dit avoir lu le livre car je lui en avais donné l’envie.

Comment se coupent vos deux activités ? Parle-t-on de la même manière de ses lectures sur un blog et en bibliothèque ? 
Je consacre une à deux soirées d’écriture au blog et cela me sert au quotidien pour conseiller un projet, des achats, un choix d’auteurs auprès de documentalistes ou bibliothècaires
Pour terminer, avez-vous un/des coup(s) de coeur découvert(s) récemment sur NetGalley à partager ? 
Récemment Grace and Fury, deux soeurs rebelles, A un cheveu sur le harcelèment ou la plume toujours excellente d’Olivier Adam
Grace and Fury.png
A un cheveu La tête sous l'eau.png
Suivez le blog et les lectures sur Sophie sur Facebook !

Coup de projo sur nos lecteurs #45 – Christelle, bibliothécaire

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours… 

Cette semaine, l’équipe NetGalley a eu le plaisir de s’entretenir avec Christelle, bibliothécaire dans une médiathèque mais aussi rédactrice sur le blog Lecture passion d’une vie.

Bonjour Christelle, pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture?

Dès que j’ai su lire, je me suis intéressée à la lecture. J’ai toujours eu le souvenir d’avoir eu des livres en main ou à la maison. Pour moi, ce fut comme une révélation. J’adore lire et je passe la plupart de mes loisirs avec un livre à la main. C’est donc une relation très fusionnelle. Je ne peux pas m’empêcher de sortir avec un livre dans mon sac et de prévoir, à peine une lecture commencée, le prochain roman qui va m’accompagner!

Pouvez-vous revenir sur votre parcours, ce qui vous a mené à travailler en médiathèque?

C’est tout naturellement, que je me suis lancée dans des études pour travailler en médiathèque. J’ai suivi la formation “Métiers du livre” pendant deux ans, formation qui m’a conforté dans mon idée. Je voulais acheter des livres, les équiper et les prêter aux autres et bien sûr en parler. J’aime beaucoup avoir un contact avec les lecteurs que ce soient ceux de la médiathèque, ou ceux qui me suivent sur mon blog.

J’ai suivi un stage, à la fin de la formation dans la médiathèque où je travaille actuellement et depuis, je ne suis plus repartie. J’ai eu de la chance! Et cela fait déjà 14 ans que ça dure!

Quel est votre rôle sur place ?

Comme toute bibliothécaire, je suis chargée de l’acquisition de nouveaux documents. Je m’occupe de l’acquisition de romans ados (de 11 à 18 ans environ) ainsi que de l’achat de documentaires portant sur le sport, la cuisine, la faune, la flore, les guides de voyage… C’est un travail sans fin car il y a toujours des nouveautés à voir…

L’acquisition des futurs documents prend beaucoup de temps car on doit gérer le budget qui va avec. Nous discutons de l’achat éventuel pour chaque titre. Nous devons prévoir s’il pourrait plaire à notre public mais aussi chercher des titres parfois un peu plus discret dans la publication qui pourrait aussi les intéresser.

Je m’occupe aussi de couvrir les livres, de les équiper, de les rentrer dans notre catalogue. Je fais aussi du prêt et du retour de documents, pendant les heures de service public, c’est-à-dire, pendant les heures où la médiathèque est ouverte au public! Pendant ces heures, nous renseignons également les lecteurs. Bien souvent, on vient me voir pour des renseignements concernant les romans ados, pour que je conseille des titres aux jeunes lecteurs!

Et je voulais aussi ajouter que ce n’est pas parce que nous sommes fermés que nous ne travaillons pas, contrairement à ce que les gens peuvent parfois penser.

Je suis également chargée de l’inscription des adhérents. En bref, un travail avec des tâches différentes, variées qui changent régulièrement.

Les services de presse numériques ont-ils modifié la manière dont vous travaillez ?

Grâce aux services presse, je peux découvrir avant tout le monde des romans qui vont paraître… Il est vrai que cela  m’aide surtout à choisir les romans ados que nous pourrions acheter. J’ai le temps de les lire avant tout le monde, de me faire une opinion. Ca facilite mon travail!

Quel est le titre le plus sollicité en ce moment dans votre bibliothèque ?

Je ne sais pas du tout car je n’ai pas accès aux chiffres. Mais, dans la section Ados, la série “La guerre des clans” est très souvent demandée, ainsi que “Les gardiens des cités perdues”!

Je vous propose de revenir maintenant quelque peu sur l’histoire de votre blog : qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer dans la blogosphère ?

Comme je suis une passionnée de lecture, je suivais de nombreux blogs sur les réseaux sociaux. Puis un jour, l’envie s’est faite sentir. Je me suis lancée dans l’aventure à mon tour. Oui, pourquoi pas moi?

D’ailleurs, le nom de mon blog (Lecture passion d’une vie) fait référence à ma passion et la place qu’elle tient dans ma vie. Je voulais tout simplement partager mon avis sur mes lectures avec d’autres personnes.

Lecture Passion d'une vie

J’aime beaucoup parler de livres! Le blog à maintenant 3 ans et je continue de l’alimenter régulièrement, grâce à des rubriques différentes.

Comment se coupent vos deux activités ? Parle-t-on de la même manière de ses lectures sur un blog et en bibliothèque ?

Pas du tout! Sur le blog, je rentre dans les détails. Je fais une chronique détaillée des choses qui m’ont plu ou non. J’argumente mon avis pour que ceux qui me lisent se fassent une idée de mon ressenti. C’est bien sûr subjectif. Je ne vais pas avoir forcément les mêmes sentiments à la lecture d’un livre que d’autres. Quelques fois, cela m’est même arrivé de “détester” un roman que de nombreuses personnes avaient adoré!

Pour mon travail, cela est plus simple. Pas besoin de faire de grandes phrases, de bien formuler les choses. Je présente les livres qui m’ont le plus plu. C’est plus une partie conseil de lecture.

Pour terminer, avez-vous un coup de coeur découvert récemment sur NetGalley à partager ?

Abélard.png

J’ai adoré “Abélard et Lily” que je vais faire acheter à la médiathèque!

Un grand merci à Christelle d’avoir pris le temps de nous répondre !

Nous profitons de l’occasion pour partager son impressionnante collection de badges NetGalley partagée sur son blog ! Vous les connaissez tous ?  🙂

Capture d’écran 2018-10-04 à 11.11.12.png

Coup de projo sur nos lecteurs #44 – « Les livres de Joëlle »

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours. 

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Joëlle, grande lectrice, bibliothécaire proche de Lyon, qui tient le blog Les livres de Joëlle.

Pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture? 

On peut aisément me qualifier de lectrice boulimique, une journée sans lire est tout simplement impossible pour moi. Voulant être plus éclectique dans mes choix de lectures, ma participation au jury du Grand prix des lectrices Elle 2018 m’a permis de m’ouvrir sur des domaines que je ne connaissais pas bien, notamment la littérature étrangère et les romans policiers. Je suis sensible aux belles plumes, j’aime découvrir de nouveaux auteurs  mais je suis également très fidèle à mes auteurs chouchous dont je lis systématiquement les nouvelles parutions.

Je participe depuis début 2016 au groupe des 68 premières fois, un groupe qui a à cœur de dénicher de nouveaux talents parmi les primo romanciers français. Pour la rentrée littéraire de septembre j’ai intégré le comité de lecture qui a en charge la sélection de premiers romans qui vont circuler dans le groupe (90 participants).

Je lis aussi bien des livres papier que des livres numériques (très pratiques pour continuer ma lecture la nuit…), peu importe le support pour moi, ce qui compte ce sont les mots.

Pouvez-vous revenir quelque peu sur l’histoire de votre blog : qu’est- ce qui vous a poussé à vous lancer dans la blogosphère ? 

J’ai créé mon blog « leslivresdejoelle » il y a trois ans. Après une année à poster mes chroniques sur babelio et lecteurs.com, à lire les chroniques des autres et à naviguer de blog en blog, j’ai eu l’envie de créer mon propre blog avec pour premier objectif de garder une mémoire de mes lectures. Après trois ans de vie de mon blog, je me rends compte qu’il est aussi un bel espace de partage et d’échange. J’y chronique TOUTES mes lectures que je les ai aimées ou non.

Il me semble que vous êtes également bibliothécaire en parallèle, pouvez-vous m’en dire un peu plus ? 

J’habite dans un village qui dispose d’une bibliothèque municipale. L’équipe est composée d’une salariée et de quinze bénévoles, je fais partie de cette équipe de bénévoles, j’assure une permanence un après-midi par semaine (accueil des usagers et conseils), je suis chargée des achats de romans et j’anime un cercle de lecteurs qui se réunit une fois par mois. Ce cercle s’est engagé depuis 2017 dans le prix des lecteurs de la fête du livre de Bron.

Je suis aussi à l’initiative d’un festival de lecture à voix haute dans mon village, «Festi’mots des Monts d’Or », dont la première édition a eu lieu en janvier 2018. Devant le franc succès de cette première édition, la municipalité a décidé de reconduire son soutien pour une deuxième édition en janvier 2019.

 Comment se coupent vos deux activités ? Parle-t-on de la même manière de ses lectures sur un blog et dans une bibliothèque ? 

J’aime lire les livres avant leur parution, soit en format numérique grâce à Netgalley, soit en format papier grâce aux éditeurs qui me proposent des services presse. J’ai un côté «défricheuse »… j’aime découvrir un livre sans avoir lu aucun avis, sans risquer d’être influencée… Ces lectures avant parution me permettent aussi d’orienter les achats à la bibliothèque, en achetant des livres de genres différents sans me limiter à ceux que j’ai aimés bien entendu car ce n’est pas parce que j’ai aimé un livre que tout le monde va l’aimer… Cela me permet aussi d’échanger avec les usagers, de les orienter selon leurs goûts et selon ce que j’ai perçu du livre. Je ne me pose jamais en prescriptrice ni sur mon blog ni à la bibliothèque.

Vous partagez et suivez beaucoup les actualités littéraires, les prix, comment vous renseignez-vous ?

Je suis les sélections de prix littéraires sur Livres Hebdo

Vous faite partie d’un jury de lecteurs pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces activités ?

Pendant longtemps j’ai refusé de m’inscrire à des jurys littéraires par crainte de perdre ma liberté de lecture par des lectures imposées. J’ai participé au jury du Grand Prix des lectrices Elle 2018 pour découvrir des essais et des romans policiers et j’y ai pris goût ! Du coup je me suis inscrite au Prix Essai France Télévision 2018, au Prix Landerneau 2018 et j’ai eu à chaque fois la chance d’être retenue. Je participe aussi pour la première fois au prix Hors concours qui permet de mettre en avant les auteurs de l’édition indépendante qui sont souvent peu évoqués dans les médias.

Et pour terminer, avez-vous un/des coup(s) de cœur découvert(s) récemment sur NetGalley à partager ? 

J’en ai plusieurs !

Chez Stock : La marcheuse de Samar Yazbek, Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie et Simple de Julie Estève.

 

Chez Buchet-Chastel K.O d’Hector Mathis.

KO

Chez Grasset, Tu t’appelait Maria Schneider de Vanessa Schneider et Les exilés meurent aussi d’amour d’Abnousse Shalmani

Les exilés meurent aussi d'amourTu t'appelais Maria Schneider

 

Retrouvez toutes les chroniques des titres de la rentrée littéraire proposées par Joëlle.

Coup de projo sur nos lecteurs #43 – Pierre Maury, critique littéraire

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours. 

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Pierre Maury, critique littéraire pour le journal le « Soir », éditeur (La bibliothèque Malgache) et blogueur littéraire (Le journal d’un lecteur).

Pierre Maury 2 Pierre Maury se livre dans cet entretien sur son parcours, sa passion pour la lecture, son activité de critique littéraire, dévoile son rythme de lecture et la place de la lecture numérique pour lui.
Nous vous souhaitons une belle lecture !

 


Mon parcours

D’une certaine manière, c’est limpide : le livre, rien que le livre, toujours le livre, et comme lecteur plutôt que comme auteur, même si j’ai commis un certain nombre d’ouvrages.

Ça commence bien avant le début de ma vie professionnelle, puisque je négligeais l’étude au profit de tout ce qui pouvait me tomber sous les yeux. Quand j’ai fini par me rendre compte que je n’étais pas fait pour subir longtemps encore la torture d’un enseignement où tout était trop prévisible, je me suis tourné vers un espace que je connaissais bien pour l’avoir écumé : les bibliothèques.

Dans celle où j’ai été engagé à vingt ans, après une courte formation, j’ai découvert l’excitation de la nouveauté qui, à peine arrivée en librairie, pouvait être achetée tout de suite et proposée aux adhérents de la bibliothèque – après que je l’avais lue, de préférence, ce qui permettait d’en parler avec celles et ceux à qui le livre pourrait plaire. De fil en aiguille, de la parole à l’écrit, j’ai péniblement rédigé un premier article, consacré aux trois romans de René-Victor Pilhes qui venait de publier, en 1974, L’imprécateur, pas encore prix Femina quand j’ai envoyé le produit d’une semaine de travail, quelques feuillets, à une revue littéraire belge que je lisais à la bibliothèque. Sans surprise, car je ne doutais de rien, l’article a été accepté et est paru (le relisant une vingtaine d’années plus tard, après être tombé par hasard sur un volume des numéros de cette année-là, celle de mes vingt ans, j’en ai pourtant découvert la médiocrité).

Doublement provincial, Belge vivant dans un petit village dont la ville la plus proche n’était même pas grande, je ne connaissais évidemment personne dans un « milieu » littéraire dont je ne pouvais qu’imaginer l’existence, à Bruxelles ou à Paris.

Mais, toujours confiant, j’ai proposé au directeur de la bibliothèque qui m’avait engagé, et qui me fit confiance jusqu’au moment où il a constaté qu’il m’arrivait de lire et d’aimer des romans choquant ses convictions morales, de lancer une revue à l’usage de nos adhérents, dans laquelle nous parlerions bien sûr de livres. Ce qui fut fait sans augmenter mon rythme de lecture (comme aujourd’hui, et comme avant, au moins un livre par jour, un peu plus, même) mais en le doublant d’une démarche critique.

Une chose en entraînait une autre, ma curiosité me conduisit ces années-là à la rencontre de quelques écrivains qui me reçurent aimablement chez eux sans tenir compte de ma jeunesse ni de mon inexpérience. Je déjeunais un lundi de Pâques chez Hervé Bazin dans le Loiret, Françoise Mallet-Joris (à qui j’avais écrit parce que j’avais repéré son adresse dans un reportage télévisé qui lui était consacré, et que j’allais retrouver souvent par la suite) me faisait asseoir sur son lit (n’imaginez pas autre chose) pour me montrer un livre dans lequel elle parlait de la mort aux enfants, Françoise Xenakis m’invitait, rue Chaptal, près de Pigalle, à manger « une soupe » un soir, en compagnie de Iannis, son compositeur de mari, et Mâkhi, pas encore la plasticienne qu’elle deviendrait, etc.

Je bougeais, je grandissais, j’apprenais – vite, semble-t-il. Une émission littéraire de la radio publique belge faisait appel à mon savoir tout neuf, et probablement davantage à mon enthousiasme, j’envoyais, aux Nouvelles littéraires à Paris, des articles qui paraissaient (et qui, pour la première fois, m’étaient payés), je finissais par rencontrer du monde, d’autant plus que j’avais été engagé comme libraire chez Libris, qui était alors la plus belle enseigne de Bruxelles. Des écrivains passaient, j’imaginai de lancer une revue, bonne idée, allons-y… J’approchais les maisons d’édition par l’intermédiaire des représentants qui savaient tout de ce monde dans lequel je mordais avec appétit.

C’est d’ailleurs un de ces représentants, avec qui je bavardais souvent, qui m’a introduit chez Marabout pour écrire un petit livre, puis un deuxième, et avec une logique qui m’échappe tant elle est trop simple pour paraître vraie, j’ai été engagé comme éditeur dans cette maison. Où, on ne se refait pas, j’écrivais de plus en plus de livres sur un peu tous les sujets. Si bien que je finis par me replier chez moi pour devenir auteur-mercenaire à temps plein.

La lecture ne m’avait jamais quitté (les bibliothèques publiques me fournissaient quand la mienne n’y suffisait pas) mais je n’écrivais plus guère sur les livres. Jusqu’en 1983, quand Le Soir me demanda de rejoindre l’équipe qui suivait l’actualité littéraire. Depuis 35 ans, il n’y a guère eu de semaine où j’ai été absent des pages du quotidien. Ce qui n’interdisait pas d’autres collaborations, le Magazine littéraire notamment.

Mais, en 1997, alors que depuis un moment je m’ennuyais en Europe, j’ai été conquis, après un reportage, par Madagascar où j’ai pris, en quelques jours et sans projet précis, la décision de m’installer. Depuis l’an dernier, je suis même, dans ce pays très éloigné de Bruxelles et de Paris, redevenu provincial puisque j’ai quitté la capitale où j’ai passé près de vingt ans pour une ville du sud-ouest, au bout de la Nationale 7 (si, si, c’est vrai !).

Personne ne vient m’ennuyer quand je lis, quand j’écris. Internet me relie au monde et au Soir en particulier, je pratique l’édition numérique, bref, c’est le bonheur.

Mon (mes) blog(s)

C’était, je crois, en 2002. Je publiais beaucoup d’articles ici ou là, mais j’étais et reste un boulimique toujours insatisfait. La distance à laquelle je me trouve du centre névralgique de l’édition française conduisant à compenser, et même surcompenser pour ce qui me concerne, les inconvénients de l’éloignement, Internet offrant la possibilité d’être lu partout dans le monde, le blog étant un espace de totale liberté (bien que n’ayant jamais été brimé dans les journaux et magazines où j’écrivais) dont le rédacteur assume seul l’entière responsabilité, j’y ai trouvé un moyen d’expression complémentaire à mes activités plus traditionnelles.

Sous sa forme actuelle, Le journal d’un lecteur existe depuis 2010 (doublant un autre blog, Actualité culturelle malgache créé, celui-là, en 2006), regroupant des versions antérieures (notamment sur les sites de Livres Hebdo et de Bibliobs), comme je l’ai dit, d’un même projet : faire vivre la lecture au-delà des murs entre lesquels elle s’est produite.

Les services de presse

Ils arrivent en abondance, soit envoyés spontanément par les éditeurs, soit à ma demande. Pour donner une idée du volume que cela représente, je dirai seulement que, sur les 576 ouvrages de la rentrée (arrêtée à fin septembre) qui peuvent m’intéresser à des titres divers, 275 se trouvent dans mon ordinateur. Car il s’agit exclusivement de fichiers numériques. Là où je vis, la distribution postale est quasiment inexistante et la plupart des ouvrages qui me seraient envoyés physiquement ne m’arriveraient pas. Je travaille donc désormais avec les éditeurs et les attaché(e) de presse comme si je n’avais pas d’adresse matérielle.

J’en lis un maximum – jamais autant que je le voudrais (j’en suis à lire le 27e de la rentrée). Mais, à raison d’une dizaine de livres lus par semaine (y compris des rééditions au format de poche, que je traite dans les pages livres du Soir), cela finit par faire masse.

Le numérique

Il ne présente pour moi que des avantages. Je n’ai jamais eu le fétichisme du papier, et encore moins du beau papier. Seul le texte m’intéresse. La lecture sur écran – ce fut d’abord l’ordinateur, puis la liseuse, la tablette et même le smartphone quand je sors les mains dans les poches, et le smartphone dans la poche aussi – m’a beaucoup simplifié la vie. Outre que je n’aurai plus jamais de suppléments de bagages, en cas de voyage, pour cause de livres à emporter, toujours trop de peur de n’en avoir pas assez, la simplicité des manipulations (on surligne et on annote comme on veut) m’enchante.

Et puis, quand l’actualité rend urgente la lecture d’un livre que je n’ai pas, si le service de presse veut bien me l’envoyer, il m’arrive beaucoup plus rapidement par Internet là où je suis, à 10 000 kilomètres de la maison d’édition, que si j’étais à Paris et qu’il m’était apporté par coursier.

Cette rentrée littéraire 2018

Quelques très bonnes choses, et je sens qu’il m’en reste pas mal à découvrir. Dans ce que j’ai lu :

  • Maylis de Kerangal. Un monde à portée de main (Gallimard/Verticales)
  • Antoine Wauters. Moi, Marthe et les autres et Pense aux pierres sous tes pas (Verdier)
  • Emmanuelle Bayamack-Tam. Arcadie (P.O.L.)
  • Adeline Dieudonné. La vraie vie (L’Iconoclaste)
  • Javier Cercas. Le monarque des ombres (Actes Sud)
  • Pauline Delabroy-Allard. Ca raconte Sarah (Minuit)
  • Serge Joncour. Chien-loup (Flammarion)
  • Ben Arès. Les jours rouges (Bibliothèque malgache) – j’en suis aussi l’éditeur, je le précise, et je l’ai choisi pour paraître à la rentrée parce que je lui trouve d’immenses qualités.

La plupart de ces livres (et d’autres) ont fait ou vont faire l’objet d’articles (parfois d’entretiens avec les auteurs) dans Le Soir, ceux pour lesquels l’espace me manque dans le journal ou que différents journalistes y traitent trouvent leur place dans mon blog, Le journal d’un lecteur.

 


Un grand merci à Pierre d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et d’avoir dévoilé quelques fragments de son travail.  Vous pouvez le retrouver, de même que son actualité littéraire sur Facebook et sur Twitter.