Coup de projo sur nos lecteurs #38 – CDIdées

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant chaque jour leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager leurs histoires avec vous !

Aujourd’hui nous avons le plaisir de nous entretenir avec Caroline, professeur documentaliste en lycée après plusieurs années en collège et créatrice du blog : www.cdidées.wordpress.com

Bonjour Carolie, une première question sur votre parcours : quand (et pourquoi) avez-vous décidé de devenir professeur documentaliste ?

Quand j’étais au lycée, je passais mon temps à suivre l’actualité, à lire la presse et des livres. Je me suis renseignée et j’ai découvert le métier de documentaliste. J’ai fait des études pour être documentaliste dans la presse. Mais en cours de route je me suis rendue compte que quelque chose me manquait : j’avais besoin de transmettre, d’enseigner à d’autres comment s’informer avec esprit critique.
J’ai donc préparé et obtenu le CAPES de Documentation. J’ai eu la chance d’avoir une formatrice de terrain qui m’a formée à la littérature jeunesse de qualité, me donnant ainsi un nouvel objectif auprès des élèves : leur donner le goût de lire de beaux textes sur des thématiques qui les touchent.

Quelles sont vos techniques pour motiver vos élèves à lire et à découvrir de nouveaux titres et auteurs ?

Alors je vais hiérarchiser les actions que je peux mener, seule ou en collaboration avec des collègues.
Il y a tout simplement les présentations thématiques ou de nouveautés lors desquelles on valorise certains ouvrages. Je fais également, comme en librairie, des petites notes de lecteurs collées sur les livres.

Quand j’ai à faire à des élèves dont je connais les goûts, je vais pouvoir leur faire un conseil personnalisé.
Nous avons tous des sites Internet et quelques fois des pages sur les réseaux sociaux pour valoriser nos CDI. Je teste actuellement un compte Instagram pour mettre en valeur les nouveaux livres achetés avec des petites notes de lectures, toujours dans l’idée de donner l’envie de lire aux élèves en allant sur le terrain, à savoir un réseau social qui utilise l’image.

Ensuite il y a les actions lecture : 
J’ai déjà animé des clubs lecture en collège. On se réunit et on discute des livres que l’on vient de lire. C’est un moment de découverte, d’échange et de partage intéressant. Je vais tenter d’en lancer un l’an prochain en lycée avec une collègue professeur de Lettres. On peut faire des présentations orales ou des lectures de livres dans les classes. J’essaie de rendre cela vivant, je me mets en scène pour susciter l’envie de lire des jeunes.

On peut faire participer les élèves à des prix littéraires comme le Prix des Incorruptibles, le Goncourt des lycéens ou le plus récent Prix Folio des lycéens. Souvent, pour ce type d’actions, on travaillera en collaboration avec des collègues professeurs de Lettres. Il y a aussi les défis ou rallyes lecture. Dans toutes ces actions, le principe de base est le même : faire lire une sélection d’ouvrages à toute une classe, voire plusieurs classes, et ensuite échanger et voter pour les prix ou bien organiser des jeux et des questions pour les défis et les rallyes. Ces actions sont vraiment fédératrices. J’ai pu constater que les élèves qui avaient participés en 6e avaient plus d’appétence pour la lecture tout au long du collège.

Organiser une rencontre avec un auteur ou un illustrateur est aussi très intéressant. En amont on va faire lire une sélection de livres de l’auteur aux jeunes. Il y a une vraie attente pour cette rencontre. On va préparer des questions sur lui, sur son œuvre, sur sa vie d’auteur, etc. Il est important que les jeunes comprennent que la littérature c’est vivant. Tous les écrivains ne sont pas morts au XIXème siècle. C’est un moment marquant en général et les élèves vont nous en reparler pendant longtemps.

Y a-t-il un projet dans votre CDI qui vous tienne particulièrement à cœur et que vous souhaiteriez développer ?

Nous avons une collaboration avec le salon littéraire de notre commune que je souhaiterais développer. Ce salon est d’une grande qualité. Les organisateurs nous permettent de rencontrer des auteurs et de faire des ateliers d’écriture.

En plus de votre activité de professeur documentaliste vous tenez également un blog où vous partagez vos conseils, vos idées mais aussi vos chroniques littéraires. Pourquoi avoir eu envie de lancer cette page ?

J’aime bien partager des informations, des conseils, des astuces. Au début le blog me servait à cela. Aujourd’hui je délaisse cet aspect là pour des notes de lecture. J’avais pris l’habitude d’en écrire pour une revue. Mais une revue papier ce sont des contraintes de temps. Avec le blog, je suis plus libre.

Pensez-vous que l’écriture de chroniques littéraire vous aide dans votre travail de tous les jours ? Qu’aimez-vous dans cette activité ?

Il y a la notion de partage qui est très importante pour moi. Un livre me plait, je veux en parler à d’autres prescripteurs de livres.
Cela me permet aussi de mettre mes idées en ordre, de ne plus être seulement dans l’émotion. Par la suite je pourrais mieux en parler aux élèves.

Avoir accès aux services de presse numérique des éditeurs a-t-il modifié la manière dont vous travaillez actuellement ?

Je me sens encore débutante vis-à-vis de NetGalley. Je trouve cela très pratique les services de presse numériques. Je croule déjà assez sous les livres papier. Ensuite cela me permet de découvrir des livres en avant-première, principe du service de presse. Je peux lire des livres vers lesquels je ne serai pas allée mais qui pourraient intéresser les jeunes. Arrivée récemment en lycée, je tâtonne pour trouver des livres qui leur plaisent. Il est important que des éditeurs très différents nous permettent d’accéder à un large éventail d’ouvrages.

Quels sont vos genres littéraires préférés ? Y a-t-il un livre à paraître que vous souhaiteriez recommander à nos lecteurs ?

En réalité je lis de tout avec plaisir si l’intrigue est bonne et si c’est bien écrit.
J’aime beaucoup la littérature pour adolescents, pas seulement pour mon métier mais aussi par goût personnel, pour sa liberté de ton et de sujet. Je vous recommande les collections pour adolescents d’Actes Sud junior, maison d’édition au catalogue de NetGalley d’ailleurs.

 


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Coup de projo sur nos lecteurs #37 Bibliomaniacs, le podcast !

On aime lire et partager vos avis de lecture, découvrir vos coups de cœur, vibrer avec vous au fil de vos découvertes…  

Aujourd’hui nous avons souhaité vous faire découvrir le travail de l’équipe de Bibliomaniacs qui propose depuis maintenant 4 ans de vous faire découvrir chaque mois de nouveaux livres dans leur podcast.

Merci à Coralie et à toute l’équipe d’avoir répondu à nos questions !

Pour commencer, revenons ensemble sur le projet Bibliomaniacs: qui se cache derrière ce podcast ?

Nous nous sommes rencontrées initialement lors du prix des lectrices de Elle en 2014.  Nous avions un groupe facebook qui nous permettait de discuter très intensivement de la sélection, et des amitiés se sont nouées ; nous nous sommes vues plusieurs fois en vrai pendant les mois que durait le prix.

A l’époque, j’écoutais déjà des podcasts, disons que je savais que c’était possible pour n’importe qui de diffuser ce type d’émission sur internet, et j’ai proposé cette idée mensuelle à des jurées. Le format n’avait rien de révolutionnaire : un tour de table critique + un coup de coeur par personne. Ce sont celles qui avaient des blogs, comme moi à l’époque, qui ont été le plus intéressées, car plus habituées à la lecture intensive et à donner des avis. Nous avons commencé avec Eva et deux autres blogueuses : Laure et Marjorie. Puis, comme cela prend du temps tout de même,  Marjorie puis Laure ont préféré quitter le projet, et Eva et moi avons invité Amandine puis Léo, qui ne faisait pas partie du jury Elle 2014 mais dont nous aimions beaucoup le blog. Nous avons été quatre le plus souvent, parfois trois, parfois cinq, car nous avons enregistré avec des blogueuses invitées.

Qu’est ce qui vous a poussé et donné envie de vous lancer avec ce format ?

En fait, nous avons essayé pour le premier épisode, et ça nous a tellement plu de discuter à bâtons rompus pendant une heure de littérature, puis d’avoir les retours positifs des auditeurs, que nous avons continué, tout simplement.

Notre idée : parler autant à ceux qui veulent se remettre à la lecture qu’aux lecteurs intensifs comme nous. On est toujours tristes ou au moins touchées, d’entendre quelqu’un regretter de ne pas avoir le temps de lire, ou bien de voir certains lecteurs se cantonner au plus confortable, sans oser trop fureter autour de leur zone de confort. Nous avons voulu une émission super enthousiaste, très directe et bienveillante. On n’est pas là pour détruire les goûts des gens, mais pour les ouvrir. 

Nous avons des métiers très éloignés de la littérature au quotidien: commerciale, prof de chimie en prépa, directrice de projet web et responsable RH ! Si nous pouvons caser toutes ces lectures, nous sommes sûres que beaucoup de monde le peut aussi.

Parmi les intervenantes certaines sont également blogueuses littéraires : les deux activités sont-elles très différentes ou, au contraire, se renforcent-elles ? 

Initialement, nous sommes toutes blogueuses, c’est vrai, même si j’ai arrêté mon blog pour d’autres projets, dont celui-là. Nous avons le goût de laisser une trace de ce que nous lisons, et puis cela impose un rythme de lecture très régulier et intense, de se tenir informées de ce qui sort autant de ce qui est sorti et qu’on a pu rater. Nous sommes des passionnées de livres, vraiment !

Le podcast complète avantageusement cette activité, car il est plus direct, et nous touchons clairement des gens qui ne lisent pas les blogs. Les blogs sont beaucoup lus par des blogueurs, dans une grande communauté que nous apprécions et dans laquelle nous nous sommes fait de vrais amis. Mais le podcast est vraiment écouté par une audience plus large. Et nous avons des retours si touchants, et enthousiastes, fréquemment, cela nous conforte dans notre idée de continuer après ces quatre années qu’on vient de fêter. Nous aimons bien savoir qu’on nous écoute dans la voiture, ou en courant, ou en cuisinant.

Voici les adresses de nos blogs :
Eva : http://tuvastabimerlesyeux.fr
Amandine : https://leselucubrationsdefleur.wordpress.com
Leo : http://medarcyandi.com

Pouvez-vous nous parler un peu plus en détails de la préparation des épisodes : comment choisissez-vous les livres dont vous allez parler ?    

Nous discutons quasi quotidiennement de nos lectures sur une discussion groupée, et allons piocher des idées les unes chez les autres . Quand un titre a l’air d’attirer plus de deux chroniqueuses, on essaie de voir si les deux autres sont tentées. Ça ne ressemble pas à des tractations de haute diplomatie !  En fait nous lisons tellement de livres que nous pouvons tout à fait intercaler un roman qui nous rend juste curieuses pour faire plaisir aux autres. Donc les discussions sur ce dont on va parler sont très sereines . Notre souci est de ne pas traiter que l’actualité, car beaucoup de nos auditeurs ne lisent pas du broché mais du poche, et nous sommes de toute façon convaincues que plein de livres sortis il y a longtemps méritent toute notre attention. Nous avons un jour discuté d’un Zola, Au bonheur des dames (épisode #23), et avons été ravies de l’avoir fait découvrir à plein de gens qui n’osaient pas aller sur des classiques.  En général nous avons une vue à un mois ou deux de l’affiche. Nous avons des rendez-vous récurrents : les deux rentrées littéraires de septembre et janvier, des « spéciales » ( spéciale ours, spéciale oiseaux, spéciale femmes d’exception, spéciale nature, spéciale voyage dans le temps..) On fait vraiment comme ça nous chante.

Quand nous ne sommes pas sûres d’un titre dont nous sentons qu’il est dans l’actualité, nous « envoyons une éclaireuse » qui va donner son avis sur la pertinence d’en parler en le lisant rapidement avant les autres.

Comment vous tenez-vous informée des actualités des éditeurs ? 

Chacune a sa façon d’aborder cela. Nous lisons énormément la presse, suivons les éditeurs sur les réseaux sociaux et recevons leurs sorties régulièrement, avec parfois possibilité de demander des services presse (NetGalley nous a bien facilité la tâche à ce niveau, autant pour voir les sorties en cours que pour demander des titres) ; on essaie de repérer aussi les livres dont commencent à parler les blogueurs autour de nous. Nous lisons aussi pas mal en anglais pour voir si des livres pas encore sortis méritent qu’on en parle tout de suite.
Cela se fait assez naturellement.
Je précise, et j’espère que cela ne nous nuira pas pour recevoir des services presse lorsque nous en demandons, que nous n’avons jamais décidé de ne pas parler d’un roman car nous ne l’avons pas reçu en SP !

Le but pour nous est vraiment de parler de ce dont nous avons envie. Nous nous envoyons les livres entre nous pour faire des économies, nous empruntons à la bibliothèque, etc… Nous ne sommes pas dépendantes des envois d’éditeurs… mais ils nous simplifient grandement la vie car le podcast nous coûte de l’argent et n’en rapporte pas 🙂

Comment rédige-t-on un avis de lecture qui sera partagé à l’oral ?

Au fur et à mesure des émissions, nous avons justement appris à laisser un peu de côté nos avis de blogueuses pour être plus spontanées et éviter des redites d’une chroniqueuse à l’autre. Les notes sont de plus en plus succinctes, au profit de la discussion. Certaines surlignent les points forts dans leur chronique imprimée, d’autres établissent des listes simples des points qu’elles souhaitent voir abordés, mais si une autre lectrice a déjà dit quelque chose, on essaie de ne pas répéter. Plus agréable pour nos auditeurs.
On essaie aussi de ne pas aller voir les avis détaillés des autres avant de discuter, pour se laisser surprendre un maximum pour la spontanéité de l’émission. Ce n’est pas toujours facile car nous sommes amies.

Comment interagissez-vous avec vos auditeurs ? 

Nous avons un noyau dur d’auditeurs qui laissent beaucoup d’avis, et des avis précis, comme s’ils participaient à nos discussions, et c’est génial. Nous avons des avis plus sporadiques de nouveaux venus, qui nous ravissent aussi. Ce qui nous fait le plus plaisir, évidemment, c’est qu’on vienne commenter une ancienne émission en nous remerciant pour une découverte ; on se dit que le job est fait :  on a provoqué une rencontre entre un livre et son lecteur !
De temps en temps on se cotise à hauteur de cinq euros chacune pour faire une petite pub sur facebook et gagner quelques abonnés de plus.

Un épisode vers lequel envoyer nos lecteurs qui ne vous connaitraient pas ? 

Nous sortons un épisode par mois depuis quatre ans, sauf pause estivale , cela fait 46 épisodes en ligne. Vous avez l’embarras du choix, mais je peux citer notre émission rentrée littéraire de septembre avec un énorme coup de coeur commun pour Les fantômes du vieux pays, de Nathan Hill et celle qui suit avec La Serpe de Jaenada chez Julliard (épisode #43)

Un coup de coeur de la rentrée à partager avec nos lecteurs ? 

Ecoute la ville tomber de Kate Tempest pour la rentrée de janvier, chez Rivages

Il faut savoir que pour chaque émission, nous donnons des coups de coeur en plus de l’affiche. Donc ce sont de nombreuses idées de lectures chaque mois ! 

Quels sont vos projets pour Bibliomaniacs ?

Nous aimerions pouvoir compléter nos émissions d’interviews d’auteurs, de traducteurs…  en bonus lorsque l’occasion se présente. Nous nous sentons maintenant capables de conduire ce genre de formats ( même en anglais ! )


A noter : Le prochain épisode de Bibliomaniacs sortira autour du 8 mars.

asset.f.logo.lg  Pour ne manquer aucune actualité vous pouvez suivre Bibliomaniacs sur Facebook !

Coup de projo sur nos lecteurs #36

On aime lire et partager vos avis de lecture, découvrir vos coups de cœur, vibrer avec vous au fil de vos découvertes…  

Aujourd’hui, coup de projecteur sur le travail de Caroline adepte de romans feel-good qui tient le blog, La biblio de Caroline :

Avec plus de 50 chroniques partagées sur NetGalley (badge à l’appui sur son blog 😉 ), son amour pour la lecture n’est plus à démontrer ! C’est également d’écriture que nous avons souhaité parler aujourd’hui, puisque Caroline a publié son premier roman il y’a quelques mois,  Le doux parfum des Jacandaras, disponible en ce moment sur NetGalley grâce à Librinova.

Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans la blogosphère littéraire ?

Cela remonte au mois d’août 2016. J’avais emménagé à La Réunion quelques mois auparavant et l’hiver austral battait son plein. Je profitais des journées plus fraîches pour feuilleter mes albums de voyages. Je me suis alors souvenue avec tendresse de mon activité de blogueuse lorsque j’étais étudiante et que je partageais mes aventures à l’étranger avec mes proches. J’ai alors eu envie de me relancer dans l’aventure, mais de créer un blog différent pour parler d’une autre passion puisque mon quotidien avait bien changé depuis la fin de mes études. Le thème n’a pas été difficile à choisir car je suis une fervente lectrice depuis toujours. L’idée de chroniquer mes lectures s’est naturellement imposée à moi, notamment lorsque j’ai découvert l’existence de cette communauté très riche et dynamique, en particulier sur Twitter où l’on peut échanger avec d’autres chroniqueuses et même des maisons d’édition ! Cette activité solitaire qu’est la lecture est brusquement devenue beaucoup plus interactive, ludique et connectée.

Que préférez-vous dans cette activité ? 

La perspective de chroniquer un roman me pousse à avoir une lecture plus « active » pour rédiger une critique pertinente et argumentée. Je me pose beaucoup plus de questions, j’analyse davantage mes lectures. Un exercice qui s’est révélé très utile pour la rédaction de mon propre roman. Par ailleurs, les réseaux sociaux sont une source intarissable d’idées. Impossible d’alléger sa fameuse pile à lire. Sans parler des livres découverts en avant-première par l’intermédiaire de partenariats avec les éditeurs ou sur NetGalley. Grâce à tous ces outils numériques, le monde de la littérature s’est considérablement démocratisé et a pris une nouvelle dimension fascinante et attrayante en permettant aux critiques « amateurs » de partager leurs avis et d’avoir une voix parfois plus percutante, accessible et audible qui résonne auprès d’un public bien plus vaste.

Quelles sont les étapes qui vous ont conduite à écrire votre premier roman ? 

Écrire un roman est une ambition de longue date mais les planètes ne se sont alignées que récemment. L’écriture et la lecture me plaisent depuis l’enfance, alors je me suis naturellement dirigée vers un cursus littéraire et linguistique. Je travaille aujourd’hui comme traductrice indépendante spécialisée dans la communication d’entreprise, le marketing et le juridique. Mes projets de traduction favoris portent sur des documents à forte dominante rédactionnelle, un excellent moyen d’améliorer ma plume et mon style. Pendant mon temps libre, j’ai commencé de nombreux manuscrits sans jamais les achever pour une multitude de raisons. En juin 2017, j’ai appris que les éditions Charleston lançaient un appel à manuscrits pour le Prix du Livre Romantique 2018. J’adore leur ligne éditoriale et je savais que l’existence d’une date butoir me donnerait une motivation supplémentaire pour arriver enfin au bout d’un manuscrit, sans pour autant savoir s’il serait assez bon pour le soumettre. Forte de mon expérience de chroniqueuse et des innombrables conseils et tutoriels d’écriture prodigués en ligne (un autre atout formidable de cette blogosphère littéraire), j’avais enfin les outils nécessaires pour concrétiser mon rêve. Avec un calendrier d’écriture rigoureux et beaucoup de détermination, mon premier bébé littéraire a enfin pu voir le jour.

Pourquoi avoir choisi l’autoédition ?

Je pense que je n’aurais pas eu le cran de me lancer dans cette aventure et « d’exposer » mon bébé littéraire si les éditions Charleston ne m’avaient pas suggéré l’idée en m’orientant vers leur partenaire Librinova. En participant au concours cité plus haut, je voulais savoir si j’étais légitime comme auteure. Imaginez le bonheur que j’ai ressenti en apprenant que mon roman était arrivé tout proche des 5 finalistes du Prix du Livre Romantique 2018 parmi des centaines de manuscrits ! Même sans être lauréate, c’est une excellente performance à mes yeux pour une première participation à un concours d’écriture. Ce coup de pouce d’une maison d’édition réputée a été vraiment déterminant et m’a donné confiance en moi. J’ai osé franchir le pas et je pense déjà à la suite. En effet, l’écriture de mon deuxième roman est bien entamée et j’y prends beaucoup de plaisir.

Parlez nous un peu plus de votre roman… A qui s’adresse-t-il plus particulièrement?  

Le doux parfum des jacarandas un roman chick-lit feel-good. Beaucoup d’anglicismes pour parler d’un roman féminin qui fait du bien ! Il dresse le portrait de femmes fortes et indépendantes dans deux époques différentes. Nina O’Reilly est une trentenaire ultra connectée et accro à la lecture — une jeune femme de son temps dont les déboires sentimentaux vont la mener à changer totalement de vie en déménageant à l’autre bout du monde.
À Brisbane en Australie, elle va croiser le chemin de Walter, un vieil homme dont les amours passées vont bouleverser le destin de Nina qui aspire maintenant à devenir auteure. Elle trouvera l’inspiration pour son premier roman à travers le récit de l’histoire d’amour impossible entre Walter et Madeleine, deux adolescents que tout oppose dans les années 50, une époque marquée par la légèreté du rockabilly/rock’n’roll et un contexte social peu favorable aux jeunes femmes avides de liberté. Issues de la haute société, Madeleine et sa meilleure amie Betty vont connaître une fin d’adolescence mouvementée aux côtés de garçons considérés comme peu fréquentables par certains.
Ce roman est à mi-chemin entre la comédie romantique et la saga familiale, une histoire pleine de rebondissements qui devrait plaire essentiellement à un public féminin (même si des hommes m’ont affirmé avoir aimé l’histoire ! 😊).

Le doux parfum des Jarcandas

Si votre curiosité a été piquée par cet entretien, n’hésitez pas ! Pour l’occasion, Le doux parfum des Jacarandas est en accès libre aujourd’hui (le 19 janvier) !

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Coup de projo sur nos lecteurs #35

On aime lire et partager vos avis de lecture, découvrir vos coups de cœur, vibrer avec vous au fil de vos découvertes…  

Ce vendredi, pour le dernier « Coup de projo » de l’année, nous vous proposons un entretien à deux voix !

Nous avons souhaité en savoir plus sur le blog littéraire Liseuse hyperfertile – espace partagé par deux rédactrices : Madame Ourse et Lunatic.

Merci à toutes les deux pour vos réponses et ces confidences !

Qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer dans la blogosphère ?

Madame Ourse : Avant La Liseuse Hyperfertile, je tenais un autre blog sur un sujet plus personnel : l’infertilité. J’étais à ce moment-là en congé sabbatique et lisais beaucoup. Il m’est venu l’envie de parler lecture sur un blog dédié et c’est ainsi que nous avons créé avec Lunatic notre Liseuse Hyperfertile avec ce titre clin d’œil au fait que nous avons aussi des vies fertiles sur bien d’autres plans !

Lunatic : J’étais avant tout lectrice de plusieurs blogs sans lien avec l’univers des livres. Puis j’ai rencontré Madame Ourse qui cherchait quelqu’un pour faire quelques chroniques sur son blog. Je baigne dans les romans de par mon activité pro et pour mon goût de la lecture donc l’idée m’a forcément séduite. Elle m’a doucement fait une place sur son blog et on vit une belle aventure depuis plus de 4 ans maintenant, tout ça en étant éloignées géographiquement l’une de l’autre.

Que préférez-vous dans cette activité?

Madame Ourse : J’adore l’interaction qu’on peut avoir avec tant de monde autour de la lecture, proposer un livre à quelqu’un et en lire un retour enthousiaste, se tenir au courant des nouvelles sorties (et être terriblement tentée de tout acheter, ça va de pair !). Sur les réseaux sociaux, j’adore mon compte Twitter, il y a plein de maisons d’édition, d’auteurs ou de blogueurs avec qui on échange de manière très agréable. C’est le lecteur du futur, la tête dans son livre mais qui fourmille d’interactions !

Lunatic : L’interaction que l’on peut avoir avec nos abonnés ou lecteurs, mais aussi éditeurs et auteurs. C’est plaisant d’avoir des retours et quand on nous dit avoir lu tel roman suite à un post sur le blog.

Comment gérez-vous la rédaction à deux ?

Madame Ourse : On s’envoie mails, SMS ou on discute sur Facebook presque quotidiennement. On publie chacune nos chroniques en se mettant d’accord pour les alterner (on ne met jamais 2 articles le même jour). Et on discute ensemble d’événements qu’on a envie de lancer (concours, swaps, articles actualités…) C’est top d’être à 2 car il y a encore plus d’idées. En ce moment par exemple j’avais envie de changer un peu l’apparence du blog mais je ne suis pas très douée alors Lunatic regarde ça de son côté.

Lunatic : On a des lectures différentes bien souvent donc le blog est très varié grâce à cela. Si l’on a envie de lire le même roman, on en profite pour faire une lecture duo. On s’arrange pour commencer le roman en même temps et on partage notre ressenti en avançant dans les chapitres.

Avez-vous quelques conseils à donner à ceux qui souhaiteraient se lancer ?

Madame Ourse : Foncez ! Les sites hébergeurs de blog sont faciles à prendre en main et la communauté de blogueurs littéraires est chouette. Et il y a plein de sites-outils qui deviennent nos drogues. Je pense à Babélio, Livraddict, Netgalley bien sûr. C’est très enrichissant et plein de surprises cette vie de blogueur littéraire.

Lunatic :Ne pas hésiter, partager sa passion et donner envie à d’autres de découvrir un auteur c’est juste super!

Un coup de cœur découvert cette année à partager ?

Madame Ourse : Le coup de cœur incontestablement c’est Olivier Norek pour son Entre deux mondes. Terrifiant et plein d’humanité. Sur la plateforme Netgalley que j’ai rejoint en tout début d’année, il y a eu plusieurs très belles découvertes : Quelques jours de nos vies, Les yeux de Sophie, Les lumières de Cape Code ou encore La maison au bord de la nuit.

Lunatic : Les hautes lumières de Xavier de Moulins lu grâce à Netgalley et dans un genre différent, La plage de la mariée de Clarisse Sabard.

 

L’univers du blog est aussi à retrouver sur Facebook.

Coup de projo sur nos lecteurs #34

Aujourd’hui, nous vous proposons un #CoupDeProjo atypique puisque ce n’est pas seulement un lecteur NetGalley mais un vaste projet (littéraire, bien sûr) que nous souhaitons vous faire découvrir !

Peut-être avez-vous entendu parler de Bloggers’ le magazine littéraire ? Le magazine « qui souhaite mettre en lumière des livres qui, par manque de visibilité, sont méconnus du public ».

Nous nous sommes entretenu avec Lucile, créatrice du magazine, afin d’en savoir plus sur ce projet !

> Bonjour Lucile, pour commencer, peux-tu nous en dire un peu plus sur ce que l’on retrouvera dans le magazine littéraire Bloggers’ ?

Dans le magazine vous pourrez trouver des conseils de lecture, des articles divers liés au monde du livre, la maison d’édition du mois, des interviews, la présentation d’un auteur à travers sa bibliothèque, des conseils d’écriture, la mise en avant de jeunes auteurs encore inconnus du public, des concours etc.

> Quelles ont été les grandes étapes pour prévoir le lancement du premier numéro?

Pour préparer le lancement du magazine il a d’abord fallu recruter une équipe de rédacteurs. La campagne de recrutement a rassemblé énormément de candidatures. Finalement, dix chroniqueuses ont été choisies, qui apportent chacune quelque chose au magazine, certaines par leur originalité, d’autres par leur vision étonnante des ouvrages, et d’autres par leur humour et leur joie de vivre. A elles dix elles forment une équipe motivée, dynamique et passionnée avec qui c’est un réel plaisir de travailler.

Ensuite il a fallu contacter les éditeurs et auteurs auto-édités pour leur annoncer la création du magazine et leur proposer de faire découvrir leurs ouvrages à nos lecteurs.

Pour le premier numéro nous avons reçu énormément de titres et il a fallu faire notre choix car évidement il n’était pas possible de tous les chroniquer. Finalement nous avons sélectionner une quinzaine de romans à conseiller à nos lecteurs, et nous avons mis quelques titres de côté pour le numéro 2 !

Une fois tous les articles et les chroniques reçus on s’est attelé à la mise en page et au choix de la couverture, maintenant il ne nous reste plus qu’à attendre de pouvoir vous présenter notre premier numéro !

> Peux-tu déjà nous en dire plus sur les formules d’abonnement, le rythme de publication ?

Pour le moment nous allons proposer un numéro tous les deux mois, le premier est prévu pour début Décembre, le suivant pour Février etc.
Nos lecteurs pourrons choisir de s’abonner numériquement au magazine, ou de recevoir une version papier. Ils pourront également commander chaque mois leur numéro ou s’abonner pour un an en fonction de leur préférence.

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> Pour terminer, as-tu un coup de cœur à partager avec nos lecteurs ? 

Chaque fois qu’on me pose cette question j’ai l’impression d’avoir un choisi hyper décisif à faire et j’ai peur de me tromper, de citer un coup de cœur et de me dire ensuite «j’aurai dû dire celui-là » ! D’après une étude très très sérieuse c’est un des plus graves problèmes chez les lecteurs, ne devoir citer qu’un seul coup de cœur au risque de trahir tous les autres !

Merci à Lucile pour cet échange, nous avons hâte de découvrir le premier numéro du magazine. Rendez-vous le 1e décembre 🙂

Coup de projo sur nos lecteurs #33

On aime lire et partager vos avis de lecture, découvrir vos coups de cœur, vibrer avec vous au fil de vos découvertes…  

Ce vendredi, nous avons souhaité en savoir plus sur le travail de Soraya qui tient le blog «Histoire et Fiction » un espace dédié à la fiction historique sous toutes ses formes : livres, séries, films…

« Voyager dans le temps grâce à la fiction sous toutes ses formes »

 

  • Commençons par le commencement, d’où vient cet intérêt pour les livres ainsi que pour la fiction historique ? 

À vrai dire, je n’appréciais pas particulièrement les cours d’histoire à l’école. L’intérêt pour le passé m’est venu à travers la fiction. Des séries télé comme Un Village français, Borgia ou encore Les Piliers de la Terre m’ont donné envie d’en savoir plus sur certaines périodes et j’ai commencé à lire de plus en plus de romans historiques. Le grand avantage de la fiction, c’est qu’elle permet de voyager dans le temps en s’identifiant à des personnages et en « ressentant » certains aspects de la vie quotidienne d’une manière beaucoup plus concrète qu’en regardant simplement une gravure ou un tableau. Certains romans historiques peuvent être plus dépaysants qu’un roman de science-fiction !

  • Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans la blogosphère ? Que souhaitez-vous partager sur votre blog ? 

Je lis beaucoup en anglais et, au Royaume-Uni notamment, la fiction historique est un genre très populaire. Dans les librairies anglo-saxonnes, on trouve souvent des rayons spécifiquement dédiés à ce genre. Dans le monde francophone en revanche, la fiction historique n’est pas toujours considérée comme une catégorie à part entière. J’ai donc lancé mon blog, Histoire et Fiction, avec l’envie de mettre en avant toutes les formes de fiction historique : romans, nouvelles, BD, pièces de théâtre, mais aussi films et séries historiques. En partageant mes découvertes, j’espère donner envie à d’autres personnes de redécouvrir l’histoire à travers la littérature.

  • Y a-t-il une tendance de la fiction historique qui vous intéresse et vous plaît en ce moment ?

Les romans à double ligne du temps (une intrigue dans le passé, une dans le présent) comme Les Yeux de Sophie de Jojo Moyes semblent de plus en plus populaires, peut-être en partie grâce au grand succès de la série romanesque Outlander.

Sinon, à l’avenir, je pense que les nouvelles technologies comme la réalité virtuelle permettront des expériences immersives très intéressantes pour les lecteurs, par exemple grâce à la reconstitution des lieux clés d’un roman historique.

  • Quelques mots sur le service NetGalley ?

La catalogue de NetGalley a l’avantage d’offrir une large gamme de romans historiques, couvrant différents sous-genres comme les romances historiques et les policiers historiques, différentes périodes, et différents pays. Du récit de guerre au roman d’espionnage en passant par la littérature jeunesse, il y en a pour tous les goûts !

Coup de projo - Histoire et Fiction

 

  • Pour terminez avez-vous peut-être un ou des coups de cœur que vous souhaiteriez partager avec nos lecteurs ? 

Révoltées

Révoltées de Carole Trésor (publié aux éditions Rageot) est un roman historique pour adolescent-e-s que j’ai eu le plaisir de lire en avant-première grâce à NetGalley. Organisé en courts chapitres qui se lisent comme les scènes d’une pièce de théâtre, le récit nous plonge dans les combats de rue de la révolution d’octobre 1917 à Moscou. L’héroïne, la jeune Tatiana, membre d’une troupe de théâtre, fait l’expérience de la révolution au sein de sa propre famille et partage avec nous ses craintes, ses espoirs et ses émois. Un point de vue personnel très original sur la Révolution russe !

 


Et vous, lisez-vous également des fictions historiques ?