Coup de projo sur nos lecteurs #45 – Sophie, bibliothécaire

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours… 

Cette semaine, l’équipe NetGalley a eu le plaisir de s’entretenir avec Sophie, bibliothécaire passionnée depuis 28 ans et rédactrice du blog Les papotis de Sophie.

Bonjour Sophie, pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture ? 
Le livre a toujours été une passion depuis toute petite. J’ai eu la chance de fréquenter une école Freinet, il y avait une belle bibliothèque et ma mère l’animait bénévolement. J’ai toujours voulu en faire mon métier. Le livre c’est mon doudou, l’objet indispensable à avoir près de moi.
Pouvez-vous revenir sur votre parcours, ce qui vous a mené à travailler en bibliothèque? 
Voulant exercer cette profession, j’ai preparé après mon bac le CAFB dans un centre de formation à Poitiers. J’ai aussi passé un concours d’état et obtenu un poste dans le 62.
Quel est votre rôle sur place ? 
Je devais au départ assurer des tournées de bibliobus dans les écoles, puis ce fut dans des bibliothèques. J’ai petit à petit développé une spécialité en littérature de jeunesse et ados. (J’ai animé 15 ans un comité de lectures ados et travaillé sur des prix littéraires pour ados). Aujourd’hui je coordonne un territoire avec une cinquantaine de bibliothèques. Je travaille avec des bénévoles, des professionnels. Je les aide à developper des projets. J’assure des formations, des cours littérature de jeunesse pour un DU, j’anime des rencontres professionnelles. On développe aussi des services numériques et donc de la médiation. Mon métier reste très divers et varié et il me passionne toujours depuis 28 ans.
Les services de presse numériques ont-ils modifié la manière dont vous travaillez ? 
Gérant le budget acquisition litterature adolescente, cela m’aide à anticiper mes commandes suite à mes lectures.
 
Quels sont vos conseils pour motiver à lire, encourager une nouvelle lecture à un visiteur de passage en bibliothèque ?
Il faut soi même lire des livres, pour être en capacité d’en parler. Etre à l’écoute, proposer des valorisations de collections.
Trop souvent j’entend que les ados ne viennent pas mais si on ne connait pas la production qui leur est destinée, comment la valoriser ? la mediatiser ? et leur donner envie ?
Pouvez-vous ensuite revenir quelque peu sur l’histoire de votre blog : qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer ? 
Une amie tenant elle même un blog, m’a beaucoup incitée à partager mes lectures et coups de coeur. Je me suis donc lancé avec ses conseils il y a 4 ans. Dans un premier temps c’était pour aider ma famille, mes amis à choisir des livres mais petit à petit d’autres personnes me suivent. j’ai pris le rythme d’une publication quotidienne et je fais volontairement court car souvent dans les blogs c’est assez long et les gens zappent.
Ma récompense de tout ce travail de fourmi à communiquer ma passion, c’est quand une personne me dit avoir lu le livre car je lui en avais donné l’envie.

Comment se coupent vos deux activités ? Parle-t-on de la même manière de ses lectures sur un blog et en bibliothèque ? 
Je consacre une à deux soirées d’écriture au blog et cela me sert au quotidien pour conseiller un projet, des achats, un choix d’auteurs auprès de documentalistes ou bibliothècaires
Pour terminer, avez-vous un/des coup(s) de coeur découvert(s) récemment sur NetGalley à partager ? 
Récemment Grace and Fury, deux soeurs rebelles, A un cheveu sur le harcelèment ou la plume toujours excellente d’Olivier Adam
Grace and Fury.png
A un cheveu La tête sous l'eau.png
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Coup de projo sur nos lecteurs #45 – Christelle, bibliothécaire

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours… 

Cette semaine, l’équipe NetGalley a eu le plaisir de s’entretenir avec Christelle, bibliothécaire dans une médiathèque mais aussi rédactrice sur le blog Lecture passion d’une vie.

Bonjour Christelle, pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture?

Dès que j’ai su lire, je me suis intéressée à la lecture. J’ai toujours eu le souvenir d’avoir eu des livres en main ou à la maison. Pour moi, ce fut comme une révélation. J’adore lire et je passe la plupart de mes loisirs avec un livre à la main. C’est donc une relation très fusionnelle. Je ne peux pas m’empêcher de sortir avec un livre dans mon sac et de prévoir, à peine une lecture commencée, le prochain roman qui va m’accompagner!

Pouvez-vous revenir sur votre parcours, ce qui vous a mené à travailler en médiathèque?

C’est tout naturellement, que je me suis lancée dans des études pour travailler en médiathèque. J’ai suivi la formation “Métiers du livre” pendant deux ans, formation qui m’a conforté dans mon idée. Je voulais acheter des livres, les équiper et les prêter aux autres et bien sûr en parler. J’aime beaucoup avoir un contact avec les lecteurs que ce soient ceux de la médiathèque, ou ceux qui me suivent sur mon blog.

J’ai suivi un stage, à la fin de la formation dans la médiathèque où je travaille actuellement et depuis, je ne suis plus repartie. J’ai eu de la chance! Et cela fait déjà 14 ans que ça dure!

Quel est votre rôle sur place ?

Comme toute bibliothécaire, je suis chargée de l’acquisition de nouveaux documents. Je m’occupe de l’acquisition de romans ados (de 11 à 18 ans environ) ainsi que de l’achat de documentaires portant sur le sport, la cuisine, la faune, la flore, les guides de voyage… C’est un travail sans fin car il y a toujours des nouveautés à voir…

L’acquisition des futurs documents prend beaucoup de temps car on doit gérer le budget qui va avec. Nous discutons de l’achat éventuel pour chaque titre. Nous devons prévoir s’il pourrait plaire à notre public mais aussi chercher des titres parfois un peu plus discret dans la publication qui pourrait aussi les intéresser.

Je m’occupe aussi de couvrir les livres, de les équiper, de les rentrer dans notre catalogue. Je fais aussi du prêt et du retour de documents, pendant les heures de service public, c’est-à-dire, pendant les heures où la médiathèque est ouverte au public! Pendant ces heures, nous renseignons également les lecteurs. Bien souvent, on vient me voir pour des renseignements concernant les romans ados, pour que je conseille des titres aux jeunes lecteurs!

Et je voulais aussi ajouter que ce n’est pas parce que nous sommes fermés que nous ne travaillons pas, contrairement à ce que les gens peuvent parfois penser.

Je suis également chargée de l’inscription des adhérents. En bref, un travail avec des tâches différentes, variées qui changent régulièrement.

Les services de presse numériques ont-ils modifié la manière dont vous travaillez ?

Grâce aux services presse, je peux découvrir avant tout le monde des romans qui vont paraître… Il est vrai que cela  m’aide surtout à choisir les romans ados que nous pourrions acheter. J’ai le temps de les lire avant tout le monde, de me faire une opinion. Ca facilite mon travail!

Quel est le titre le plus sollicité en ce moment dans votre bibliothèque ?

Je ne sais pas du tout car je n’ai pas accès aux chiffres. Mais, dans la section Ados, la série “La guerre des clans” est très souvent demandée, ainsi que “Les gardiens des cités perdues”!

Je vous propose de revenir maintenant quelque peu sur l’histoire de votre blog : qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer dans la blogosphère ?

Comme je suis une passionnée de lecture, je suivais de nombreux blogs sur les réseaux sociaux. Puis un jour, l’envie s’est faite sentir. Je me suis lancée dans l’aventure à mon tour. Oui, pourquoi pas moi?

D’ailleurs, le nom de mon blog (Lecture passion d’une vie) fait référence à ma passion et la place qu’elle tient dans ma vie. Je voulais tout simplement partager mon avis sur mes lectures avec d’autres personnes.

Lecture Passion d'une vie

J’aime beaucoup parler de livres! Le blog à maintenant 3 ans et je continue de l’alimenter régulièrement, grâce à des rubriques différentes.

Comment se coupent vos deux activités ? Parle-t-on de la même manière de ses lectures sur un blog et en bibliothèque ?

Pas du tout! Sur le blog, je rentre dans les détails. Je fais une chronique détaillée des choses qui m’ont plu ou non. J’argumente mon avis pour que ceux qui me lisent se fassent une idée de mon ressenti. C’est bien sûr subjectif. Je ne vais pas avoir forcément les mêmes sentiments à la lecture d’un livre que d’autres. Quelques fois, cela m’est même arrivé de “détester” un roman que de nombreuses personnes avaient adoré!

Pour mon travail, cela est plus simple. Pas besoin de faire de grandes phrases, de bien formuler les choses. Je présente les livres qui m’ont le plus plu. C’est plus une partie conseil de lecture.

Pour terminer, avez-vous un coup de coeur découvert récemment sur NetGalley à partager ?

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J’ai adoré “Abélard et Lily” que je vais faire acheter à la médiathèque!

Un grand merci à Christelle d’avoir pris le temps de nous répondre !

Nous profitons de l’occasion pour partager son impressionnante collection de badges NetGalley partagée sur son blog ! Vous les connaissez tous ?  🙂

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Coup de projo sur nos lecteurs #44 – « Les livres de Joëlle »

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours. 

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Joëlle, grande lectrice, bibliothécaire proche de Lyon, qui tient le blog Les livres de Joëlle.

Pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture? 

On peut aisément me qualifier de lectrice boulimique, une journée sans lire est tout simplement impossible pour moi. Voulant être plus éclectique dans mes choix de lectures, ma participation au jury du Grand prix des lectrices Elle 2018 m’a permis de m’ouvrir sur des domaines que je ne connaissais pas bien, notamment la littérature étrangère et les romans policiers. Je suis sensible aux belles plumes, j’aime découvrir de nouveaux auteurs  mais je suis également très fidèle à mes auteurs chouchous dont je lis systématiquement les nouvelles parutions.

Je participe depuis début 2016 au groupe des 68 premières fois, un groupe qui a à cœur de dénicher de nouveaux talents parmi les primo romanciers français. Pour la rentrée littéraire de septembre j’ai intégré le comité de lecture qui a en charge la sélection de premiers romans qui vont circuler dans le groupe (90 participants).

Je lis aussi bien des livres papier que des livres numériques (très pratiques pour continuer ma lecture la nuit…), peu importe le support pour moi, ce qui compte ce sont les mots.

Pouvez-vous revenir quelque peu sur l’histoire de votre blog : qu’est- ce qui vous a poussé à vous lancer dans la blogosphère ? 

J’ai créé mon blog « leslivresdejoelle » il y a trois ans. Après une année à poster mes chroniques sur babelio et lecteurs.com, à lire les chroniques des autres et à naviguer de blog en blog, j’ai eu l’envie de créer mon propre blog avec pour premier objectif de garder une mémoire de mes lectures. Après trois ans de vie de mon blog, je me rends compte qu’il est aussi un bel espace de partage et d’échange. J’y chronique TOUTES mes lectures que je les ai aimées ou non.

Il me semble que vous êtes également bibliothécaire en parallèle, pouvez-vous m’en dire un peu plus ? 

J’habite dans un village qui dispose d’une bibliothèque municipale. L’équipe est composée d’une salariée et de quinze bénévoles, je fais partie de cette équipe de bénévoles, j’assure une permanence un après-midi par semaine (accueil des usagers et conseils), je suis chargée des achats de romans et j’anime un cercle de lecteurs qui se réunit une fois par mois. Ce cercle s’est engagé depuis 2017 dans le prix des lecteurs de la fête du livre de Bron.

Je suis aussi à l’initiative d’un festival de lecture à voix haute dans mon village, «Festi’mots des Monts d’Or », dont la première édition a eu lieu en janvier 2018. Devant le franc succès de cette première édition, la municipalité a décidé de reconduire son soutien pour une deuxième édition en janvier 2019.

 Comment se coupent vos deux activités ? Parle-t-on de la même manière de ses lectures sur un blog et dans une bibliothèque ? 

J’aime lire les livres avant leur parution, soit en format numérique grâce à Netgalley, soit en format papier grâce aux éditeurs qui me proposent des services presse. J’ai un côté «défricheuse »… j’aime découvrir un livre sans avoir lu aucun avis, sans risquer d’être influencée… Ces lectures avant parution me permettent aussi d’orienter les achats à la bibliothèque, en achetant des livres de genres différents sans me limiter à ceux que j’ai aimés bien entendu car ce n’est pas parce que j’ai aimé un livre que tout le monde va l’aimer… Cela me permet aussi d’échanger avec les usagers, de les orienter selon leurs goûts et selon ce que j’ai perçu du livre. Je ne me pose jamais en prescriptrice ni sur mon blog ni à la bibliothèque.

Vous partagez et suivez beaucoup les actualités littéraires, les prix, comment vous renseignez-vous ?

Je suis les sélections de prix littéraires sur Livres Hebdo

Vous faite partie d’un jury de lecteurs pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces activités ?

Pendant longtemps j’ai refusé de m’inscrire à des jurys littéraires par crainte de perdre ma liberté de lecture par des lectures imposées. J’ai participé au jury du Grand Prix des lectrices Elle 2018 pour découvrir des essais et des romans policiers et j’y ai pris goût ! Du coup je me suis inscrite au Prix Essai France Télévision 2018, au Prix Landerneau 2018 et j’ai eu à chaque fois la chance d’être retenue. Je participe aussi pour la première fois au prix Hors concours qui permet de mettre en avant les auteurs de l’édition indépendante qui sont souvent peu évoqués dans les médias.

Et pour terminer, avez-vous un/des coup(s) de cœur découvert(s) récemment sur NetGalley à partager ? 

J’en ai plusieurs !

Chez Stock : La marcheuse de Samar Yazbek, Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie et Simple de Julie Estève.

 

Chez Buchet-Chastel K.O d’Hector Mathis.

KO

Chez Grasset, Tu t’appelait Maria Schneider de Vanessa Schneider et Les exilés meurent aussi d’amour d’Abnousse Shalmani

Les exilés meurent aussi d'amourTu t'appelais Maria Schneider

 

Retrouvez toutes les chroniques des titres de la rentrée littéraire proposées par Joëlle.

Coup de projo sur nos lecteurs #43 – Pierre Maury, critique littéraire

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours. 

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Pierre Maury, critique littéraire pour le journal le « Soir », éditeur (La bibliothèque Malgache) et blogueur littéraire (Le journal d’un lecteur).

Pierre Maury 2 Pierre Maury se livre dans cet entretien sur son parcours, sa passion pour la lecture, son activité de critique littéraire, dévoile son rythme de lecture et la place de la lecture numérique pour lui.
Nous vous souhaitons une belle lecture !

 


Mon parcours

D’une certaine manière, c’est limpide : le livre, rien que le livre, toujours le livre, et comme lecteur plutôt que comme auteur, même si j’ai commis un certain nombre d’ouvrages.

Ça commence bien avant le début de ma vie professionnelle, puisque je négligeais l’étude au profit de tout ce qui pouvait me tomber sous les yeux. Quand j’ai fini par me rendre compte que je n’étais pas fait pour subir longtemps encore la torture d’un enseignement où tout était trop prévisible, je me suis tourné vers un espace que je connaissais bien pour l’avoir écumé : les bibliothèques.

Dans celle où j’ai été engagé à vingt ans, après une courte formation, j’ai découvert l’excitation de la nouveauté qui, à peine arrivée en librairie, pouvait être achetée tout de suite et proposée aux adhérents de la bibliothèque – après que je l’avais lue, de préférence, ce qui permettait d’en parler avec celles et ceux à qui le livre pourrait plaire. De fil en aiguille, de la parole à l’écrit, j’ai péniblement rédigé un premier article, consacré aux trois romans de René-Victor Pilhes qui venait de publier, en 1974, L’imprécateur, pas encore prix Femina quand j’ai envoyé le produit d’une semaine de travail, quelques feuillets, à une revue littéraire belge que je lisais à la bibliothèque. Sans surprise, car je ne doutais de rien, l’article a été accepté et est paru (le relisant une vingtaine d’années plus tard, après être tombé par hasard sur un volume des numéros de cette année-là, celle de mes vingt ans, j’en ai pourtant découvert la médiocrité).

Doublement provincial, Belge vivant dans un petit village dont la ville la plus proche n’était même pas grande, je ne connaissais évidemment personne dans un « milieu » littéraire dont je ne pouvais qu’imaginer l’existence, à Bruxelles ou à Paris.

Mais, toujours confiant, j’ai proposé au directeur de la bibliothèque qui m’avait engagé, et qui me fit confiance jusqu’au moment où il a constaté qu’il m’arrivait de lire et d’aimer des romans choquant ses convictions morales, de lancer une revue à l’usage de nos adhérents, dans laquelle nous parlerions bien sûr de livres. Ce qui fut fait sans augmenter mon rythme de lecture (comme aujourd’hui, et comme avant, au moins un livre par jour, un peu plus, même) mais en le doublant d’une démarche critique.

Une chose en entraînait une autre, ma curiosité me conduisit ces années-là à la rencontre de quelques écrivains qui me reçurent aimablement chez eux sans tenir compte de ma jeunesse ni de mon inexpérience. Je déjeunais un lundi de Pâques chez Hervé Bazin dans le Loiret, Françoise Mallet-Joris (à qui j’avais écrit parce que j’avais repéré son adresse dans un reportage télévisé qui lui était consacré, et que j’allais retrouver souvent par la suite) me faisait asseoir sur son lit (n’imaginez pas autre chose) pour me montrer un livre dans lequel elle parlait de la mort aux enfants, Françoise Xenakis m’invitait, rue Chaptal, près de Pigalle, à manger « une soupe » un soir, en compagnie de Iannis, son compositeur de mari, et Mâkhi, pas encore la plasticienne qu’elle deviendrait, etc.

Je bougeais, je grandissais, j’apprenais – vite, semble-t-il. Une émission littéraire de la radio publique belge faisait appel à mon savoir tout neuf, et probablement davantage à mon enthousiasme, j’envoyais, aux Nouvelles littéraires à Paris, des articles qui paraissaient (et qui, pour la première fois, m’étaient payés), je finissais par rencontrer du monde, d’autant plus que j’avais été engagé comme libraire chez Libris, qui était alors la plus belle enseigne de Bruxelles. Des écrivains passaient, j’imaginai de lancer une revue, bonne idée, allons-y… J’approchais les maisons d’édition par l’intermédiaire des représentants qui savaient tout de ce monde dans lequel je mordais avec appétit.

C’est d’ailleurs un de ces représentants, avec qui je bavardais souvent, qui m’a introduit chez Marabout pour écrire un petit livre, puis un deuxième, et avec une logique qui m’échappe tant elle est trop simple pour paraître vraie, j’ai été engagé comme éditeur dans cette maison. Où, on ne se refait pas, j’écrivais de plus en plus de livres sur un peu tous les sujets. Si bien que je finis par me replier chez moi pour devenir auteur-mercenaire à temps plein.

La lecture ne m’avait jamais quitté (les bibliothèques publiques me fournissaient quand la mienne n’y suffisait pas) mais je n’écrivais plus guère sur les livres. Jusqu’en 1983, quand Le Soir me demanda de rejoindre l’équipe qui suivait l’actualité littéraire. Depuis 35 ans, il n’y a guère eu de semaine où j’ai été absent des pages du quotidien. Ce qui n’interdisait pas d’autres collaborations, le Magazine littéraire notamment.

Mais, en 1997, alors que depuis un moment je m’ennuyais en Europe, j’ai été conquis, après un reportage, par Madagascar où j’ai pris, en quelques jours et sans projet précis, la décision de m’installer. Depuis l’an dernier, je suis même, dans ce pays très éloigné de Bruxelles et de Paris, redevenu provincial puisque j’ai quitté la capitale où j’ai passé près de vingt ans pour une ville du sud-ouest, au bout de la Nationale 7 (si, si, c’est vrai !).

Personne ne vient m’ennuyer quand je lis, quand j’écris. Internet me relie au monde et au Soir en particulier, je pratique l’édition numérique, bref, c’est le bonheur.

Mon (mes) blog(s)

C’était, je crois, en 2002. Je publiais beaucoup d’articles ici ou là, mais j’étais et reste un boulimique toujours insatisfait. La distance à laquelle je me trouve du centre névralgique de l’édition française conduisant à compenser, et même surcompenser pour ce qui me concerne, les inconvénients de l’éloignement, Internet offrant la possibilité d’être lu partout dans le monde, le blog étant un espace de totale liberté (bien que n’ayant jamais été brimé dans les journaux et magazines où j’écrivais) dont le rédacteur assume seul l’entière responsabilité, j’y ai trouvé un moyen d’expression complémentaire à mes activités plus traditionnelles.

Sous sa forme actuelle, Le journal d’un lecteur existe depuis 2010 (doublant un autre blog, Actualité culturelle malgache créé, celui-là, en 2006), regroupant des versions antérieures (notamment sur les sites de Livres Hebdo et de Bibliobs), comme je l’ai dit, d’un même projet : faire vivre la lecture au-delà des murs entre lesquels elle s’est produite.

Les services de presse

Ils arrivent en abondance, soit envoyés spontanément par les éditeurs, soit à ma demande. Pour donner une idée du volume que cela représente, je dirai seulement que, sur les 576 ouvrages de la rentrée (arrêtée à fin septembre) qui peuvent m’intéresser à des titres divers, 275 se trouvent dans mon ordinateur. Car il s’agit exclusivement de fichiers numériques. Là où je vis, la distribution postale est quasiment inexistante et la plupart des ouvrages qui me seraient envoyés physiquement ne m’arriveraient pas. Je travaille donc désormais avec les éditeurs et les attaché(e) de presse comme si je n’avais pas d’adresse matérielle.

J’en lis un maximum – jamais autant que je le voudrais (j’en suis à lire le 27e de la rentrée). Mais, à raison d’une dizaine de livres lus par semaine (y compris des rééditions au format de poche, que je traite dans les pages livres du Soir), cela finit par faire masse.

Le numérique

Il ne présente pour moi que des avantages. Je n’ai jamais eu le fétichisme du papier, et encore moins du beau papier. Seul le texte m’intéresse. La lecture sur écran – ce fut d’abord l’ordinateur, puis la liseuse, la tablette et même le smartphone quand je sors les mains dans les poches, et le smartphone dans la poche aussi – m’a beaucoup simplifié la vie. Outre que je n’aurai plus jamais de suppléments de bagages, en cas de voyage, pour cause de livres à emporter, toujours trop de peur de n’en avoir pas assez, la simplicité des manipulations (on surligne et on annote comme on veut) m’enchante.

Et puis, quand l’actualité rend urgente la lecture d’un livre que je n’ai pas, si le service de presse veut bien me l’envoyer, il m’arrive beaucoup plus rapidement par Internet là où je suis, à 10 000 kilomètres de la maison d’édition, que si j’étais à Paris et qu’il m’était apporté par coursier.

Cette rentrée littéraire 2018

Quelques très bonnes choses, et je sens qu’il m’en reste pas mal à découvrir. Dans ce que j’ai lu :

  • Maylis de Kerangal. Un monde à portée de main (Gallimard/Verticales)
  • Antoine Wauters. Moi, Marthe et les autres et Pense aux pierres sous tes pas (Verdier)
  • Emmanuelle Bayamack-Tam. Arcadie (P.O.L.)
  • Adeline Dieudonné. La vraie vie (L’Iconoclaste)
  • Javier Cercas. Le monarque des ombres (Actes Sud)
  • Pauline Delabroy-Allard. Ca raconte Sarah (Minuit)
  • Serge Joncour. Chien-loup (Flammarion)
  • Ben Arès. Les jours rouges (Bibliothèque malgache) – j’en suis aussi l’éditeur, je le précise, et je l’ai choisi pour paraître à la rentrée parce que je lui trouve d’immenses qualités.

La plupart de ces livres (et d’autres) ont fait ou vont faire l’objet d’articles (parfois d’entretiens avec les auteurs) dans Le Soir, ceux pour lesquels l’espace me manque dans le journal ou que différents journalistes y traitent trouvent leur place dans mon blog, Le journal d’un lecteur.

 


Un grand merci à Pierre d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et d’avoir dévoilé quelques fragments de son travail.  Vous pouvez le retrouver, de même que son actualité littéraire sur Facebook et sur Twitter.

Coup de projo sur nos lecteurs #42 – Les étoiles des bibliothèques

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant chaque jour leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager leurs histoires avec vous !

Aujourd’hui nous avons le plaisir de nous entretenir avec Soumya et Carine qui tiennent le blog Les étoiles des bibliothèques.

Pour commencer, vous rappelez-vous à quand remonte votre passion pour les livres ? Y a-t-il eu une lecture ou un élément déclencheur ?

Soumya : Tout d’abord merci à vous d’avoir fait un tel honneur à notre blog. Cela nous fait vraiment plaisir de participer à votre coup de projo ! Et pour répondre à votre question, je ne me souviens pas d’un jour précis, ou d’un âge. J’ai l’impression d’être née avec un livre dans les mains. Il n’y a pas eu d’élément déclencheur à proprement parler. Mon père était un accro à la lecture et adorait chiner dans le quartier des bouquinistes dans ma ville natale (Casablanca), c’était notre promenade dominicale. J’ai commencé très tôt la lecture. A 6 ans déjà, je lisais des contes. Pour commencer, Les fables de La Fontaine, La Bibliothèque rose puis verte : Le Club des Cinq, Fantômette, La comtesse de Ségur, Les 6 Compagnons… Puis à l’âge de 12 ans, j’ai succombé à B .Cartland dans la romance, James Hadley Chase dans le genre Thriller, et San Antonio, espionnage. Comme vous voyez, j’ai appris à diversifier mes genres très tôt (sourire) pour arriver à la romance érotique avec Kathlyn Woodiwiss.

Carine : D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les livres, le papier et tout ce qui s’y rattache. Même lorsque je ne savais pas encore lire, j’en demandais déjà pour ne pas en manquer par la suite. A mon entrée au CP, je suis ressortie en pleurs car j’étais persuadée qu’après cette première journée, je pourrais enfin commencer à les lire… Grosse frustration !
Il n’y a pas eu vraiment de déclencheur, d’ailleurs je lisais tout ce qui me passait par la main qu’importe le genre. Mais trois romans ont tout de même marqué mon adolescence et m’ont rendue encore plus accro. L’herbe bleue, Christiane F et Les oiseaux se cachent pour mourir.

Pouvez-vous revenir quelque peu sur l’historique de votre blog : qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer dans la blogosphère ?

S : C’est une longue histoire que je vais vous résumer en quelques mots. Il était une fois, un coup de blues et le soir même j’ai créé la page Lire passionnément avec son blog qui est devenue par la suite Les étoiles des bibliothèques. Je n’y croyais pas, et j’étais bien trop timide pour me lancer dans le blogging. Je pensais que la page serait éphémère en attendant la mauvaise passe. Après, je me suis prise au jeu quand Carine a apporté avec elle sa joie de vivre et sa bonne humeur. Et nous voilà encore là 2 ans et demi après. Le hasard fait bien les choses parfois. Que du bonheur !

C : J’aime le partage, et partager mes avis de lectures en fait partie. Mais malheureusement pour moi, pas grand monde de mon entourage ne partage cette même passion. Lorsque j’ai découvert cette communauté sur Facebook, j’ai créé un profil spécial lecture avec en amis des blogueuses, des auteurs, des maisons d’éditions. On pouvait discuter entre lectrices mais aussi être proche des auteurs et leur parler directement pendant la lecture de leurs ouvrages. Petit à petit, je me suis mise à donner un petit avis sur chacune de mes lectures et l’échange a pris alors une autre dimension. Puis un jour, mon binôme Soumya cherchait de l’aide pour la page qu’elle venait de créer et depuis c’est une belle aventure. Parler et prendre du temps sur ce qui nous passionne n’a pas de prix.

Que préférez-vous dans cette activité ?

S : Ce que j’aime vraiment, c’est lire évidemment mais le plus c’est de pouvoir échanger avec des passionnés comme moi. Trouver quelqu’un avec qui râler quand une lecture me déçoit et vice-versa. Dans mon entourage, pas de lecteur, alors la page constitue pour moi le concept du club de lecture mais virtuel. Echanger avec les auteurs, les maisons d’éditions partenaires et organiser des jeux qui ont rapport avec nos lectures s’avère très stimulant et divertissant pour notre grand plaisir et celui de nos abonnés,

C : Comme je le disais plus haut, ce que j’aime le plus dans cette activité c’est le partage et l’échange qui existe entre passionnés. Alors recevoir un roman en service presse, le mettre en valeur par un montage ou un jeu via la page puis le présenter et le promouvoir. C’est tout un travail autour d’une réception et c’est avec une immense joie que nous le faisons. Donner mon avis est le moment le plus crucial, car ce n’est pas un exercice très simple et c’est cet échange là qu’attend le lecteur mais aussi souvent les auteurs. Et en discuter tous ensemble est vraiment ce que je préfère.
Puis le blog c’est aussi du boulot côté mise en page, création des articles, de thème, de visuel, et j’aime aussi beaucoup la création et l’informatique, cela se marie donc à merveille avec ma passion de la lecture.

Coté organisation, comment se passe la rédaction à deux ?

S : De ce côté, on n’a pas de règle. Celle qui est disponible, s’occupe de notre point d’actu hebdomadaire ou on fait à deux quand on peut. Pour les chroniques, pareil, on publie les chroniques qui pressent le plus, Pour la page, on se partage les bonjours de la semaine, et Carine organise les jeux du mercredi. Elle est plus douée que moi pour les montages. (sourire)… Pas de règles, plus de plaisir. C’est ça notre devise ! Et notre entente n’a pas failli pour autant ! Nous sommes en symbiose comme de vraies jumelles !

C : Au feeling ! Soumya et moi n’avons pas spécialement besoin de nous dire qui va faire quoi. Nous faisons quand nous pouvons et nous nous complétons. Il faut dire que nous avons souvent les mêmes idées au même moment et notre entente est vraiment merveilleuse. Nous discutons des nouveautés que nous souhaitons, on les tente, on prend la température, si cela marche, on continue dans le cas contraire on se renouvelle. Parfois l’idée nous vient le matin au réveil, on se fait confiance aveuglement on n’attend aucun approbation de l’une ou de l’autre. Il arrive aussi que nos idées lumineuses soient des flops et la seule chose qui nous vient c’est d’en rire.

Vous avez une très belle communauté sur Facebook autour de votre blog, pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Avez-vous quelques conseils à donner à ceux qui souhaiteraient être un peu plus actifs sur ce réseau social ?

S : En fait, il ne suffit pas de partager des chroniques et des bonjours pour faire d’une page, ou un blog un succès ! Il faut se renouveler incessamment car la concurrence est rude pour attirer du monde. Ce que nos abonnés aiment, c’est de pouvoir échanger avec nous et en toute convivialité, sur la lecture, cuisine, musique, séries, cinéma ou autres. Càd être proches de nous. Le partage est mutuel et équitable. Et cela c’est rare. Nous répondons aux bonjours de tout le monde et un par un, à leurs questions, nous les faisons participer à des défis avec des récompenses à la clé. Nous avons créé une rubrique pour partager leurs avis lecture. On les divertit avec des jeux et des concours. Pour résumer, on s’investit pour les faire se sentir chez eux. Ils nous le rendent en s’investissant également comme si la page leur appartenait. Nous sommes devenues une communauté autour d’une seule passion, virtuelle certes, mais soudée ! Et ce petit succès est dû à leurs fidélités et leurs amitiés indéfectibles !

C : Nos étoiles sont géniales ! Nous avons une belle communauté, en nombre mais surtout en diversité. Toutes nos étoiles se retrouvent autour d’une passion commune mais apportent chacune leurs étincelles de folie, leurs originalités et leurs désirs de se retrouver dans la bonne humeur. Elles nous sollicitent beaucoup pour des conseils sur leurs futures lectures et cela fait énormément plaisir, car la confiance est aussi primordiale et nous sommes ravies que notre avis comptent. Ce blog et cette page des étoiles est avant tout et plus que tout…. Une belle aventure humaine autour d’une même passion qui m’a permise de rencontrer des personnes merveilleuses, que ce soit des lectrices, des auteurs, ou encore des maisons d’éditions. Nous écrivons notre histoire jour après jour où chaque étoile en est l’héroïne.

Avez-vous quelques conseils à donner à ceux qui souhaiteraient être un peu plus actifs sur ce réseau social ?

S : Tout est dit dans ma précédente réponse ! S’investir, faire participer les abonnés et bosser dur pour se renouveler !

C : En tant que page ou groupe, le conseil que je donnerais est un peu notre mantra : choisir La qualité de l’échange plutôt que la quantité. Cela s’applique pour le nombre de publications mais surtout au nombre de Fan’s Page. L’important pour une page est qu’il y ait une bonne interaction dans les posts et que les lectrices qui sont susceptibles d’y répondre se sentent concernées et y porte assez d’intérêt.

Et pour terminer, auriez-vous un coup de cœur découvert récemment sur NetGalley à partager ?

S : Des coups de cœur, il y en eu tellement. Récemment Clash- Passion irrésistible de Jay Crownover, Mais J’aimerais profiter de ce coup de projo pour mettre en avant Hot Blood d’ Angel Arekin !

C : Coups de cœur, j’en découvert beaucoup sur NetGalley, Mais si je dois choisir un titre : le premier qui me vient est Forbidden de Tabitha Suzuma qui m’a mise un coup dans mon cœur de maman. Il y a aussi Café-In de Sophie S Pierucci, même s’il n’est pas récent, c’ était un coup de cœur qui m’a permise de découvrir une auteur merveilleuse. Sinon dans mes dernières lectures, j’ai passé un superbe moment avec Love Play d’Alfreda Enwy !

Un grand merci à NetGalley de nous permettre de découvrir de si belles lectures !

Soumya & Carine de Les étoiles des bibliothèques !

 


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Coup de projo sur nos lecteurs #41 – Hélène, Le blog de Ptit elfe

Ils partagent leur passion pour les livres, parlent de leurs lectures sur leur blog, leurs réseaux, travaillent pour une maison d’édition et ils interviendront lors de la soirée de clôture du challenge NetGalley France : il est grand temps de vous présenter les intervenants de notre conférence retransmise en ligne et en direct le 6 juin à 20H !


Nous vous proposons de découvrir aujourd’hui le travail de Hélène rédactrice sur  Le blog : Les lectures de Ptit elfe

Qu’est ce qui vous a poussée à vous lancer dans la blogosphère ?

Bonjour, j’ai découvert la blogosphère littéraire notamment grâce au forum livraddict. En 2011, j’ai eu envie de me lancer dans un blog à titre très personnel : ne pas oublier les livres que j’avais lus ! Mais aussi pour développer certaines compétences comme synthétiser un avis et aiguiser mon esprit critique. Petit à petit, j’ai trouvé amusant d’écrire mes avis et j’ai très vite cherché comment donner envie à d’autres personnes de lire ces ouvrages. J’ai donc rapidement posté mes chroniques sur le forum livraddict et cela m’a permis de découvrir une chouette communauté qui aime les littératures de l’imaginaire.

Fin 2011 sont apparus en France les premiers booktubeurs. J’ai eu alors très très envie de découvrir ce nouveau média pour partager également mes lectures, notamment avec le rdv hebdomadaire ‘C’est lundi que lisez-vous”, et j’ai lancé ma chaîne booktube en janvier 2012.

Que préférez-vous dans cette activité ?

J’aime partager avec d’autres lecteurs. Ce n’est pas facile, surtout au début lorsque peu de gens autour de soi lisent, de trouver d’autres personnes avec qui parler de cela. J’adore toujours autant aller lire les autres blogs, cela me donne des idées lectures et j’ai quelques blogs de référence. Par exemple, si j’ai une hésitation pour un roman SFFF, je sais immédiatement vers quels bloggeurs me tourner 🙂

Pour Booktube, cela m’a permis de rencontrer beaucoup de monde, notamment avec les salons littéraires où j’adore me rendre, pour rencontrer auteurs et lecteurs.

Vous touchez à presque tous les réseaux, comment vous organisez vous ?

Je ne crois pas m’organiser sincèrement! En général, j’essaie dans la mesure du possible de chroniquer mes avis le lendemain de ma lecture, mais ça m’arrive d’être rattrapée par le quotidien et d’écrire quelques semaines après. Pour les différents réseaux sociaux, je navigue selon mes envies. J’utilise de moins en moins facebook mais j’adore Instagram et Twitter pour parler de mes lectures.

Quels sont vos genres littéraires préférés ?

Comme je le disais plus haut, j’adore les littératures de l’imaginaire, principalement la fantasy. Je suis admirative des univers créés par les auteurs. Je suis fan de Robin Hobb et de Brandon Sanderson (même si j’ai encore plein de livres d’eux à lire, je prends le temps pour les découvrir intégralement) et en auteurs francophones, j’adore Gabriel Katz, Rod Marty, Aurélie Wellenstein (auteurs publiés chez Scrinéo)

Je lis aussi pas mal de romance, j’aime spécialement la New Adult, mais je reconnais que je suis très difficile dans ce genre !

 En quelques mots

  • Un livre que vous n’oublierez jamais ?

Les hauts de Hurlevent,d’Emily Brontë. C’est le livre qui m’a fait prendre conscience que la lecture nous apporte énormément d’émotions.

  •  Décrivez votre activité de blogueuse en trois mots ?

Lire, partager, rencontrer.

  •  Parlez-vous plutôt de vos lectures en ligne ou hors ligne ?

Je dirai les 2.  Au début, c’était principalement en ligne. Mais petit à petit, j’ai rencontré des personnes formidables qui sont devenues des amies proches, avec qui je parle tous les jours de lecture et d’autres thématiques plus personnelles. Je parle aussi de certaines de mes lectures ou recommandations avec mes parents. Ma mère adore la romance historique, et mon père les romans policiers. Pour autant, je continue de parler sur les différents réseaux sociaux auprès de ma communauté.

  •  Un événement littéraire que vous aimez particulièrement ?

Les Imaginales sans hésitation. Ce  salon dédié aux lectures de l’Imaginaire se déroule à Epinal chaque année à la fin du mois de mai. J’y étais donc il y a quelques jours. C’est un festival fantastique, chaleureux, familial. J’adore l’ambiance, les auteurs ont le temps de discuter avec les lecteurs, on retrouve de nombreux bloggeurs et booktubeurs, il ya  de superbes conférences (elles sont toutes enregistrées et rediffusées en podcast sur le site d’ActuSF). Cela se déroule dans un très joli parc en bord de Moselle, et à l’extérieur, on découvre un petit marché médiéval, une bulle du jeu, mais aussi des combats d’escrime, des matchs de quidditch, …et si on s’aventure plus loin, les sites touristiques accueillent des expositions temporaires.

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Inscrivez-vous à notre conférence pour venir écouter Hélène parler de son activité le 6 juin à 20H lors de la conférence de clôture du #ChallengeNetGalleyFR. Il vous suffit d’une tablette, d’un ordinateur ou d’un téléphone pour vous joindre à nous !

Toutes les informations: https://www.facebook.com/events/178976452924409/