Que lira-t-on au mois d’octobre ?

Pour accompagner le début de l’automne, nous vous proposons d’en apprendre un peu plus sur les titres à paraître au mois d’octobre, les plus sollicités sur votre catalogue NetGalley.
Si vous cherchez votre prochaine lecture, rassurez-vous, il y en a pour tous les goûts dans cette sélection ! 
Un peu de fiction …
Bandidos
Bandidos, Marc Fernandez

Préludes| 3 oct. 2018

Le corps calciné d’une femme menottée, une balle dans la nuque, est retrouvé dans un parc de Madrid. Diego Martin, journaliste radio d’investigation, connait la victime, rencontrée vingt ans auparavant… En Argentine. Jeune reporter à l’époque, il avait couvert l’assassinat du frère de la victime : Alex Rodrigo, photographe pour un grand hebdomadaire, tué selon le même mode opératoire.
Un meurtre identique à des milliers de kilomètres de distance, à deux décennies d’écart. Il n’en faut pas plus au présentateur d' »Ondes confidentielles » pour se lancer dans une enquête qui le mènera à Buenos Aires, où il retrouvera une femme qu’il n’a jamais pu oublier…
Entre corruption politique, flics ripoux et groupes mafieux, ce voyage va faire ressurgir les fantômes du passé. Car parfois, ceux qu’on croyait morts reviennent hanter ceux qui sont restés.

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Maintenant que tu le dis
Maintenant que tu le dis, Kristan Higgins

HarperCollins| 10 oct. 2018

Elle qui croyait être accueillie à bras ouverts… Quand Nora Stuart, jeune gastroentérologue, se fait renverser par une camionnette d’extermination des nuisibles, elle y voit comme un signe. Ajoutez à cela une séance aux urgences durant laquelle son petit ami flirte ouvertement avec une autre, et c’est la goutte d’eau.

Ressentant un besoin urgent de soutien, Nora saute le pas et décide de revenir à Scupper Island, son île natale qu’elle avait soigneusement évitée depuis 15 ans. Si elle espérait que les habitants de l’île lui auraient pardonné tout ce qu’ils lui reprochaient au lycée, c’est raté. L’accueil de sa mère et de sa nièce est tout aussi froid. Mais c’était sans compter sur l’optimisme et la détermination sans faille de Nora, prête à tout pour ressouder sa famille et passer un bon été sur cette île qui n’oublie jamais rien.

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quatre filles du docteur moreau
Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard

Fayard| 3 oct. 2018

Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin  ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs  ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avent tout on s’y sent bien.

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Pour vos envies Policier & Thriller
La mère parfait
La mère parfait, Aimee Molloy

Les Escales | 11 oct 2018

Les Mères de mai, un groupe de jeunes mères de Brooklyn, ont fait connaissance en échangeant des conseils pendant leurs grossesses. Après la naissance de leurs enfants, elles se réunissent deux fois par semaine dans leur parc de Brooklyn pour discuter des joies, des craintes et des angoisses de leurs nouvelles vies. Un soir, pour échapper quelques heures à leurs routines, elles organisent une virée dans un bar. Elles parviennent même à convaincre Winnie, la mère célibataire du groupe, de confier Midas, six semaines, à une baby-sitter. Mais lorsque Winnie rentre chez elle, l’enfant a disparu. Alors que l’enquête piétine et que l’attention des médias se fait pesante, trois Mères de mai se lancent dans une course effrénée à la recherche de l’enfant durant laquelle les mariages vacillent, les amitiés volent en éclats et les secrets éclatent au grand jour.

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Sa vérité
Sa vérité, Mélanie Raabe

JC Lattès | 3 oct 2018

Sarah est depuis sept ans sans nouvelles de son mari, Philipp, disparu au cours d’un voyage en Colombie. Jusqu’au jour où on lui annonce qu’il vient d’être libéré par le gang qui l’avait kidnappé. Après tant d’années, à quel point son mari aura-t-il changé  ? Sarah se prépare au pire.
Mais lorsque l’homme identifié comme étant Philipp arrive à l’aéroport, Sarah est catégorique  : ce n’est pas son mari. Pourtant, l’inconnu semble tout savoir sur elle et n’hésite pas à la menacer. Si elle dit quoi que ce soit sur lui, il dévoilera à son tour le secret que Sarah garde depuis si longtemps, un secret qui risque de détruire sa vie. Qui est cet homme ? Que veut-il  ? Et qui, au bout du compte, dit vraiment la vérité ?

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Promenons-nous dans ce bois
Promenons-nous dans ce bois, Nele Neuhaus

Calmann-Levy Noir | 10 oct 2018

Un camping-car prend feu en pleine nuit, au milieu de la forêt. À l’intérieur  : un homme carbonisé. Le commissaire Bodenstein et sa collègue Pia Sander découvrent vite qu’il s’agit d’un meurtre, bientôt suivi par d’autres, dans la même petite ville. Des gens sans histoires, qui de toute manière n’avaient plus longtemps à vivre. Quel intérêt de les supprimer maintenant  ? L’enquête ramène les deux inspecteurs quarante ans en arrière, à l’été 1972, lorsque le meilleur ami de Bodenstein, Artur, disparut sans laisser de traces. Un traumatisme d’enfance dont le commissaire ne s’est jamais remis, et une histoire que beaucoup auraient préféré oublier. Un lien semble exister entre les meurtres récents et la disparition de ce petit garçon, jamais élucidée. Visiblement, le meurtrier n’a pas fini de faire taire ceux qui pourraient parler. Pour l’arrêter, un seul moyen  : découvrir ce qui s’est vraiment passé à l’époque, là-bas, dans ce bois…

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Pour les plus jeunes
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Comment attraper un ours qui aime lire

Crackboom! Livres | 5 octobre 2018

Une recherche trépidante qui permettra à Julia d’explorer de nouveaux coins de la forêt et de son cœur. Mettant en scène une jeune héroïne audacieuse qui aime passionnément les livres, Comment attraper un ours qui aime lire invite les enfants à partager leur amour de la lecture, et des ours, avec Julia.

Un livre qui célèbre l’amitié et encourage la détermination, l’entraide et l’amour de la lecture.

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Bien être
Help me !
Help me!, Marianne Power

Stock | 3 oct 2018

MARIANNE POWER A TESTÉ LES 12 BIBLES DU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL – Pour le meilleur ou pour le pire ?
« Ce fameux dimanche, une idée m’est venue. Une idée qui, d’épave dépressive, allait me transformer en femme heureuse et efficace : je n’allais plus simplement lire des ouvrages de développement personnel, j’allais les mettre en pratique. Un livre par mois, suivi à la lettre, pour voir si le développement personnel pouvait réellement changer ma vie. J’allais m’y tenir pendant un an – soit douze ouvrages au total. Et j’allais m’attaquer à mes failles avec méthode : argent, angoisses, poids… Arrivée à la fin de l’année, je serais… parfaite ! »

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Mon amie la peur
Mon amie la peur, Meera Lee Patel

Le livre de Poche | 3 oct 2018

Apprivoiser ses peurs et devenir soi

Nous vivons dans une société gouvernée par la performance, dans laquelle il est difficile d’avoir confiance en soi et de s’affirmer. Trop souvent, nos peurs deviennent des freins, des handicaps qui nous empêchent d’avancer. En s’appuyant sur son expérience personnelle, Meera Lee Patel nous invite à comprendre et à apprivoiser nos peurs, afin qu’elles deviennent nos alliées.

Récits, contes et citations magnifiquement illustrés nous conduisent à une plongée au cœur de nos émotions.

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Dans les coulisses de Nymphalis – (Re)découvrez l’oeuvre et le travail de Céline Musmeaux

Depuis le début du mois de septembre vous pouvez retrouver les derniers livres de Céline Musmeaux sur NetGalley, édités par Nymphalis.

Nous avons souhaité en savoir plus sur le travail de Céline, et sommes entrés dans les coulisses de Nymphalis : nous vous souhaitons une belle lecture !  


Rencontre avec Céline Musmeaux

Bonjour Céline, pouvez-vous commencer par m’en dire un peu plus sur vous ?

Je suis une artiste de 31 ans. Avant d’en venir à l’écriture, mon univers s’est composé de diverses passions. Je suis touche-à-tout. De l’illustration à la sculpture, j’ai exploré mes dons durant l’adolescence avant de choisir les mots comme exécutoires et moyens d’expression privilégiés pour mes émotions.

Après l’écriture de poèmes et de textes au lycée, j’ai mis mon talent au profit d’éditeurs de mangas pendant quelques années. Mais mon besoin de mettre en scène mes propres histoires s’est fait ressentir, je me suis donc lancée dans la voie de l’écrivain. « Ne m’oublie pas : l’histoire d’une promesse », mon premier roman est paru en 2013.

Depuis j’ai décidé de me spécialiser dans le Young Adult et le New Adult après une période Fantasy. Cette littérature me permet de mieux exprimer mon potentiel. Ainsi, je peux mettre des mots sur les maux de notre société. Mes thèmes touchent toutes les générations de lectrices. Je reçois régulièrement des messages d’adolescentes âgées de 13/14 ans, mais également de lectrices d’âge plus mûres touchées par les émotions que je transmets.

À travers mes mots, j’embarque tous les mois de nombreuses lectrices sensibles à ma manière de raconter des histoires. Je considère le New Adult comme la continuité du Young Adult. Mon style ne varie pas, il s’adapte simplement à des sujets et des situations plus en adéquation avec la période de transition à l’âge adulte. Ce n’est donc pas dans mes écrits que les lectrices trouveront ce qu’elles cherchent dans la New romance. Il en faut pour tous les goûts. Alors, j’ai développé mon propre univers !

D’où vient votre inspiration ? Comment maintenez-vous une telle cadence d’écriture ?

Je n’ai pas vraiment de source d’inspiration. Je choisis un thème principal à traiter avant de développer une histoire autour de ce dernier. Ainsi, je me laisse guider par les émotions que je souhaite mettre en scène dans cette histoire. J’utilise l’empathie ou plutôt l’instinct pour écrire.

Concernant ma cadence d’écriture, je la maintiens naturellement parce qu’écrire est devenu mon métier il y a quelques années. En plus de cela, j’ai toujours été une grande passionnée. Du coup, quand je suis lancée dans quelque chose, j’ai du mal à m’arrêter. Les idées, les mots, les lignes, les pages et les romans défilent sans que je m’en rende compte. C’est un réel plaisir d’écrire chaque jour. Je n’ai jamais vu cela comme une contrainte ou une cadence, c’est naturel pour moi. Si je n’écrivais pas, je m’ennuierais et je serais malheureuse !

Pouvez-vous me parler de votre dernier roman ?

Geek moi!

« Geek moi ! » est un parfait mélange de Young Adult et de New Adult. Ce roman raconte l’histoire de deux jeunes adultes tout juste sortis du lycée et devant faire leurs premiers pas dans un monde qu’ils ne maîtrisent pas. Coincés entre l’adolescence et leur majorité, ils devront se confronter aux épreuves pour avancer vers l’émancipation.

J’ai choisi deux personnages très différents en apparences, un geek qui est accès sur son propre univers et une jeune femme plutôt populaire. Ce n’était pas pour faire cliché, mais pour montrer que lorsqu’on se cherche, tout le monde peut manquer de confiance en soi.

J’espère ainsi qu’à travers cette histoire, les lectrices pourront autant rire qu’être émues par ces grands adolescents devenant des adultes sous leurs yeux.

(> Retrouvez « Geek moi! » sur NetGalley

Où peut-on vous retrouver sur Internet ?

Au fil des ans, j’ai développé ma communauté autour de plusieurs réseaux sociaux. Ainsi, je suis principalement présente sur Facebook et Instagram. J’ai également un site Internet et un groupe Facebook pour réunir les lectrices souhaitant être au cœur de mon univers.

Retrouvez l’univers de Céline Museaux sur son site Internet et sur les réseaux : 

instagram

Facebook

twitterlogo_1x

 


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Entretien avec Sébastien Gracia, Nymphalis

 

Bonjour Sébastien, pouvez-vous revenir sur l’histoire de Nymphalis ? 

Pour comprendre l’histoire de Nymphalis, il faut remonter un peu à mon histoire personnelle. J’ai créé une des premières startups françaises au milieu des années 90 et ai été l’un des premiers à créer des sites dynamiques. Dans ce milieu de pionnier, seule la jonction du talent et de l’expérience faisait la réussite.

J’ai l’expérience de savoir réussir un projet, Céline Musmeaux a un talent brut. Dans l’enfance, je ne lisais que des « Tintin » , j’ai donc calqué Nymphalis sur la société Moulinsart qui est en charge des droits d’Hergé. C’est la raison pour laquelle Nymphalis n’a que Céline Musmeaux en auteur. C’est un nouveau modèle où l’écrivain perçoit des revenus à la hauteur de son talent. Elle reçoit donc des droits d’auteur chaque mois (Agessa) et détient 51 % du capital de Nymphalis. Je crois que notre modèle de Maison d’édition va faire beaucoup d’émules dans les années à venir.

Comment s’est passée la rencontre avec Céline Musmeaux ? 

Avec Céline Musmeaux, nous nous connaissons depuis 2008. Elle m’a présenté son univers fait de dessins, de peintures, de sculptures ainsi qu’un recueil de poésies qu’elle avait écrit adolescente.

Déjà à l’époque, j’avais décelé son immense talent pour toucher les personnes avec des mots. Mais une adolescence difficile ponctuée de drames et d’un deuil l’a éloigné de l’écriture. Elle a préféré d’autres formes d’art pendant des années. Elle renoue avec l’écriture en gagnant le concours des éditions Kana (éditeur de Mangas). Elle devient Kana testeuse et chronique leurs mangas avec un certain brio.

L’idée d’écrire sa propre histoire fait son chemin. C’est en 2013 qu’elle publie son premier roman « Ne m’oublie pas ». Après une période de romans fantastiques, elle montre enfin tout son potentiel dans des romans contemporains qui décortiquent les problèmes de notre société (harcèlement, la famille, maltraitance, pression parentale, violence, perte de confiance, réalisation de ses rêves, rivalité, maladie, emprise). J’ai toujours été à ses côtés pour structurer d’étape en étape le talent de Céline Musmeaux.

Comment travaillez-vous ensemble ? 

Je n’ai aucun droit de regard sur son travail d’écriture… Je me l’interdis. Qui peut prétendre pouvoir dire à un auteur, à un artiste – « fait ci ou ça » ? Le talent d’un artiste ne doit pas être altéré par des raisonnements marketing ou pour faire plaisir à l’un ou l’autre.
Qu’il ait du succès ou pas, il doit donner ce qu’il a à offrir au monde. Les auteurs doivent pouvoir s’exprimer librement.

J’ai dû répondre à la soif d’écriture de Céline Musmeaux en mettant en place des outils (nous avons développé notre propre logiciel de maison d’édition) afin que chaque étape soit performante pour ne pas perdre de temps. Céline a même demandé à ce que je lui crée un timer pour savoir où elle en est de son écriture.

Chaque fichier est présent dans le logiciel… C’est terminé les fichiers traînant partout dans le disque dur ou les fichiers Excel. Nous avons même le recensement de ses fautes d’orthographe pour que les correctrices puissent voir les fautes qu’elle fait habituellement.

Quand l’outil sera parfait et adapté à cette génération d’écrivains et de maison d’édition, j’essaierais peut-être de le distribuer moyennant un loyer mensuel. Il fonctionne sous Mac ainsi que sous Windows et quand je suis en déplacement, j’ai tout cela sur mon iPad ou mon mobile. On peut travailler en collaboration à distance par équipe… tout est géré !

Comment définiriez-vous le style de Céline ? 

Céline a un style incroyable. On a l’impression de vivre dans le personnage et non pas d’être témoin de la vie du personnage. Elle arrive à nous faire vivre des émotions très fortes puisqu’on a l’impression que cela nous arrive à nous.

Vous commencez à utiliser NetGalley, comment utilisez-vous les avis de lecteurs ? En quoi sont-ils important pour vous ? 

NetGalley va être très important pour ma stratégie. Le service va me permettre de gérer les relations blogueurs et les libraires efficacement. Bien que le bouche-à-oreille nous ait permis d’être en très forte progression, 2 millions de pages lues par mois sur Kindle et 2500 livres vendus en août 2018, nous n’avons pas de visibilité sur ces acteurs de la chaîne du livre. C’est ma prochaine priorité et NetGalley va m’aider à y parvenir.

Coup de projo sur nos lecteurs #44 – « Les livres de Joëlle »

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours. 

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Joëlle, grande lectrice, bibliothécaire proche de Lyon, qui tient le blog Les livres de Joëlle.

Pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture? 

On peut aisément me qualifier de lectrice boulimique, une journée sans lire est tout simplement impossible pour moi. Voulant être plus éclectique dans mes choix de lectures, ma participation au jury du Grand prix des lectrices Elle 2018 m’a permis de m’ouvrir sur des domaines que je ne connaissais pas bien, notamment la littérature étrangère et les romans policiers. Je suis sensible aux belles plumes, j’aime découvrir de nouveaux auteurs  mais je suis également très fidèle à mes auteurs chouchous dont je lis systématiquement les nouvelles parutions.

Je participe depuis début 2016 au groupe des 68 premières fois, un groupe qui a à cœur de dénicher de nouveaux talents parmi les primo romanciers français. Pour la rentrée littéraire de septembre j’ai intégré le comité de lecture qui a en charge la sélection de premiers romans qui vont circuler dans le groupe (90 participants).

Je lis aussi bien des livres papier que des livres numériques (très pratiques pour continuer ma lecture la nuit…), peu importe le support pour moi, ce qui compte ce sont les mots.

Pouvez-vous revenir quelque peu sur l’histoire de votre blog : qu’est- ce qui vous a poussé à vous lancer dans la blogosphère ? 

J’ai créé mon blog « leslivresdejoelle » il y a trois ans. Après une année à poster mes chroniques sur babelio et lecteurs.com, à lire les chroniques des autres et à naviguer de blog en blog, j’ai eu l’envie de créer mon propre blog avec pour premier objectif de garder une mémoire de mes lectures. Après trois ans de vie de mon blog, je me rends compte qu’il est aussi un bel espace de partage et d’échange. J’y chronique TOUTES mes lectures que je les ai aimées ou non.

Il me semble que vous êtes également bibliothécaire en parallèle, pouvez-vous m’en dire un peu plus ? 

J’habite dans un village qui dispose d’une bibliothèque municipale. L’équipe est composée d’une salariée et de quinze bénévoles, je fais partie de cette équipe de bénévoles, j’assure une permanence un après-midi par semaine (accueil des usagers et conseils), je suis chargée des achats de romans et j’anime un cercle de lecteurs qui se réunit une fois par mois. Ce cercle s’est engagé depuis 2017 dans le prix des lecteurs de la fête du livre de Bron.

Je suis aussi à l’initiative d’un festival de lecture à voix haute dans mon village, «Festi’mots des Monts d’Or », dont la première édition a eu lieu en janvier 2018. Devant le franc succès de cette première édition, la municipalité a décidé de reconduire son soutien pour une deuxième édition en janvier 2019.

 Comment se coupent vos deux activités ? Parle-t-on de la même manière de ses lectures sur un blog et dans une bibliothèque ? 

J’aime lire les livres avant leur parution, soit en format numérique grâce à Netgalley, soit en format papier grâce aux éditeurs qui me proposent des services presse. J’ai un côté «défricheuse »… j’aime découvrir un livre sans avoir lu aucun avis, sans risquer d’être influencée… Ces lectures avant parution me permettent aussi d’orienter les achats à la bibliothèque, en achetant des livres de genres différents sans me limiter à ceux que j’ai aimés bien entendu car ce n’est pas parce que j’ai aimé un livre que tout le monde va l’aimer… Cela me permet aussi d’échanger avec les usagers, de les orienter selon leurs goûts et selon ce que j’ai perçu du livre. Je ne me pose jamais en prescriptrice ni sur mon blog ni à la bibliothèque.

Vous partagez et suivez beaucoup les actualités littéraires, les prix, comment vous renseignez-vous ?

Je suis les sélections de prix littéraires sur Livres Hebdo

Vous faite partie d’un jury de lecteurs pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces activités ?

Pendant longtemps j’ai refusé de m’inscrire à des jurys littéraires par crainte de perdre ma liberté de lecture par des lectures imposées. J’ai participé au jury du Grand Prix des lectrices Elle 2018 pour découvrir des essais et des romans policiers et j’y ai pris goût ! Du coup je me suis inscrite au Prix Essai France Télévision 2018, au Prix Landerneau 2018 et j’ai eu à chaque fois la chance d’être retenue. Je participe aussi pour la première fois au prix Hors concours qui permet de mettre en avant les auteurs de l’édition indépendante qui sont souvent peu évoqués dans les médias.

Et pour terminer, avez-vous un/des coup(s) de cœur découvert(s) récemment sur NetGalley à partager ? 

J’en ai plusieurs !

Chez Stock : La marcheuse de Samar Yazbek, Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie et Simple de Julie Estève.

 

Chez Buchet-Chastel K.O d’Hector Mathis.

KO

Chez Grasset, Tu t’appelait Maria Schneider de Vanessa Schneider et Les exilés meurent aussi d’amour d’Abnousse Shalmani

Les exilés meurent aussi d'amourTu t'appelais Maria Schneider

 

Retrouvez toutes les chroniques des titres de la rentrée littéraire proposées par Joëlle.

Vos couvertures préférées sur NetGalley au mois de septembre

Vous aimez les couvertures des derniers titres ajoutés sur votre catalogue NetGalley et nous aimons quand vous nous le dites !

Pensez à cliquer sur le « pouce vers le haut » lorsqu’une couverture vous attire : Popularité de la couverture

La sélection de vos couvertures préférées sur NetGalley en septembre : 

La tête sous l'eau
La tête sour l’eau de Olivier Adamn
Collection R| 23 août 2018
Toi moi paris et le reste
Toi, moi, Paris et tout le reste de Adeline Ferrigno, Hachette Romans|22 août

Terre de brume

Terre de Brume – T1
Cindy Van Wilder
Rageot éditeur|12 sept

Faux amix
Faux Amis de Linwood Barclay
Belfond Noir| 6 sept
Khalil
Khalil
Yasmina Khadra
Julliard|16 août 2018
La montagne noire
La montagne noire
Maria Jalibert
Didier Jeunesse| 19 sept

A notre tour, nous avons parcouru le catalogue et sélectionné trois jolies couvertures. Qu’en pensez-vous ?

Au delà de nous.pngCapture d_écran 2018-01-11 à 10.41.57 Les beaux bruns tenebreux.pngCapture d_écran 2018-01-11 à 10.41.57 Mon petit coeur de pierre.pngCapture d_écran 2018-01-11 à 10.41.57

Journée mondiale du blog 2018

Le 31 août est une belle journée pour la communauté NetGalley puisque nous célébrons, la journée mondiale du blog ! 

La communauté NetGalley est riche de libraires, bibliothécaires, journalistes, professeurs mais aussi de vous, chers blogueurs littéraires! A tous, nous souhaitons une très belle journée !


Ces derniers mois, nous avons pris le temps de vous proposer quelques conseils pour vous aider à utiliser au mieux NetGalley, pour vous lancer dans la blogosphère, échanger avec d’autres  blogueurs.

Si vous les aviez manqué, retrouvez quelques-uns de nos articles ci-dessous.

Nos conseils pour utiliser NetGalley au mieux et pour accéder à un maximum de services de presse

Nos conseils et idées (non exhaustifs) pour votre blog littéraire

 

 

Coup de projo sur nos lecteurs #43 – Pierre Maury, critique littéraire

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours. 

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Pierre Maury, critique littéraire pour le journal le « Soir », éditeur (La bibliothèque Malgache) et blogueur littéraire (Le journal d’un lecteur).

Pierre Maury 2 Pierre Maury se livre dans cet entretien sur son parcours, sa passion pour la lecture, son activité de critique littéraire, dévoile son rythme de lecture et la place de la lecture numérique pour lui.
Nous vous souhaitons une belle lecture !

 


Mon parcours

D’une certaine manière, c’est limpide : le livre, rien que le livre, toujours le livre, et comme lecteur plutôt que comme auteur, même si j’ai commis un certain nombre d’ouvrages.

Ça commence bien avant le début de ma vie professionnelle, puisque je négligeais l’étude au profit de tout ce qui pouvait me tomber sous les yeux. Quand j’ai fini par me rendre compte que je n’étais pas fait pour subir longtemps encore la torture d’un enseignement où tout était trop prévisible, je me suis tourné vers un espace que je connaissais bien pour l’avoir écumé : les bibliothèques.

Dans celle où j’ai été engagé à vingt ans, après une courte formation, j’ai découvert l’excitation de la nouveauté qui, à peine arrivée en librairie, pouvait être achetée tout de suite et proposée aux adhérents de la bibliothèque – après que je l’avais lue, de préférence, ce qui permettait d’en parler avec celles et ceux à qui le livre pourrait plaire. De fil en aiguille, de la parole à l’écrit, j’ai péniblement rédigé un premier article, consacré aux trois romans de René-Victor Pilhes qui venait de publier, en 1974, L’imprécateur, pas encore prix Femina quand j’ai envoyé le produit d’une semaine de travail, quelques feuillets, à une revue littéraire belge que je lisais à la bibliothèque. Sans surprise, car je ne doutais de rien, l’article a été accepté et est paru (le relisant une vingtaine d’années plus tard, après être tombé par hasard sur un volume des numéros de cette année-là, celle de mes vingt ans, j’en ai pourtant découvert la médiocrité).

Doublement provincial, Belge vivant dans un petit village dont la ville la plus proche n’était même pas grande, je ne connaissais évidemment personne dans un « milieu » littéraire dont je ne pouvais qu’imaginer l’existence, à Bruxelles ou à Paris.

Mais, toujours confiant, j’ai proposé au directeur de la bibliothèque qui m’avait engagé, et qui me fit confiance jusqu’au moment où il a constaté qu’il m’arrivait de lire et d’aimer des romans choquant ses convictions morales, de lancer une revue à l’usage de nos adhérents, dans laquelle nous parlerions bien sûr de livres. Ce qui fut fait sans augmenter mon rythme de lecture (comme aujourd’hui, et comme avant, au moins un livre par jour, un peu plus, même) mais en le doublant d’une démarche critique.

Une chose en entraînait une autre, ma curiosité me conduisit ces années-là à la rencontre de quelques écrivains qui me reçurent aimablement chez eux sans tenir compte de ma jeunesse ni de mon inexpérience. Je déjeunais un lundi de Pâques chez Hervé Bazin dans le Loiret, Françoise Mallet-Joris (à qui j’avais écrit parce que j’avais repéré son adresse dans un reportage télévisé qui lui était consacré, et que j’allais retrouver souvent par la suite) me faisait asseoir sur son lit (n’imaginez pas autre chose) pour me montrer un livre dans lequel elle parlait de la mort aux enfants, Françoise Xenakis m’invitait, rue Chaptal, près de Pigalle, à manger « une soupe » un soir, en compagnie de Iannis, son compositeur de mari, et Mâkhi, pas encore la plasticienne qu’elle deviendrait, etc.

Je bougeais, je grandissais, j’apprenais – vite, semble-t-il. Une émission littéraire de la radio publique belge faisait appel à mon savoir tout neuf, et probablement davantage à mon enthousiasme, j’envoyais, aux Nouvelles littéraires à Paris, des articles qui paraissaient (et qui, pour la première fois, m’étaient payés), je finissais par rencontrer du monde, d’autant plus que j’avais été engagé comme libraire chez Libris, qui était alors la plus belle enseigne de Bruxelles. Des écrivains passaient, j’imaginai de lancer une revue, bonne idée, allons-y… J’approchais les maisons d’édition par l’intermédiaire des représentants qui savaient tout de ce monde dans lequel je mordais avec appétit.

C’est d’ailleurs un de ces représentants, avec qui je bavardais souvent, qui m’a introduit chez Marabout pour écrire un petit livre, puis un deuxième, et avec une logique qui m’échappe tant elle est trop simple pour paraître vraie, j’ai été engagé comme éditeur dans cette maison. Où, on ne se refait pas, j’écrivais de plus en plus de livres sur un peu tous les sujets. Si bien que je finis par me replier chez moi pour devenir auteur-mercenaire à temps plein.

La lecture ne m’avait jamais quitté (les bibliothèques publiques me fournissaient quand la mienne n’y suffisait pas) mais je n’écrivais plus guère sur les livres. Jusqu’en 1983, quand Le Soir me demanda de rejoindre l’équipe qui suivait l’actualité littéraire. Depuis 35 ans, il n’y a guère eu de semaine où j’ai été absent des pages du quotidien. Ce qui n’interdisait pas d’autres collaborations, le Magazine littéraire notamment.

Mais, en 1997, alors que depuis un moment je m’ennuyais en Europe, j’ai été conquis, après un reportage, par Madagascar où j’ai pris, en quelques jours et sans projet précis, la décision de m’installer. Depuis l’an dernier, je suis même, dans ce pays très éloigné de Bruxelles et de Paris, redevenu provincial puisque j’ai quitté la capitale où j’ai passé près de vingt ans pour une ville du sud-ouest, au bout de la Nationale 7 (si, si, c’est vrai !).

Personne ne vient m’ennuyer quand je lis, quand j’écris. Internet me relie au monde et au Soir en particulier, je pratique l’édition numérique, bref, c’est le bonheur.

Mon (mes) blog(s)

C’était, je crois, en 2002. Je publiais beaucoup d’articles ici ou là, mais j’étais et reste un boulimique toujours insatisfait. La distance à laquelle je me trouve du centre névralgique de l’édition française conduisant à compenser, et même surcompenser pour ce qui me concerne, les inconvénients de l’éloignement, Internet offrant la possibilité d’être lu partout dans le monde, le blog étant un espace de totale liberté (bien que n’ayant jamais été brimé dans les journaux et magazines où j’écrivais) dont le rédacteur assume seul l’entière responsabilité, j’y ai trouvé un moyen d’expression complémentaire à mes activités plus traditionnelles.

Sous sa forme actuelle, Le journal d’un lecteur existe depuis 2010 (doublant un autre blog, Actualité culturelle malgache créé, celui-là, en 2006), regroupant des versions antérieures (notamment sur les sites de Livres Hebdo et de Bibliobs), comme je l’ai dit, d’un même projet : faire vivre la lecture au-delà des murs entre lesquels elle s’est produite.

Les services de presse

Ils arrivent en abondance, soit envoyés spontanément par les éditeurs, soit à ma demande. Pour donner une idée du volume que cela représente, je dirai seulement que, sur les 576 ouvrages de la rentrée (arrêtée à fin septembre) qui peuvent m’intéresser à des titres divers, 275 se trouvent dans mon ordinateur. Car il s’agit exclusivement de fichiers numériques. Là où je vis, la distribution postale est quasiment inexistante et la plupart des ouvrages qui me seraient envoyés physiquement ne m’arriveraient pas. Je travaille donc désormais avec les éditeurs et les attaché(e) de presse comme si je n’avais pas d’adresse matérielle.

J’en lis un maximum – jamais autant que je le voudrais (j’en suis à lire le 27e de la rentrée). Mais, à raison d’une dizaine de livres lus par semaine (y compris des rééditions au format de poche, que je traite dans les pages livres du Soir), cela finit par faire masse.

Le numérique

Il ne présente pour moi que des avantages. Je n’ai jamais eu le fétichisme du papier, et encore moins du beau papier. Seul le texte m’intéresse. La lecture sur écran – ce fut d’abord l’ordinateur, puis la liseuse, la tablette et même le smartphone quand je sors les mains dans les poches, et le smartphone dans la poche aussi – m’a beaucoup simplifié la vie. Outre que je n’aurai plus jamais de suppléments de bagages, en cas de voyage, pour cause de livres à emporter, toujours trop de peur de n’en avoir pas assez, la simplicité des manipulations (on surligne et on annote comme on veut) m’enchante.

Et puis, quand l’actualité rend urgente la lecture d’un livre que je n’ai pas, si le service de presse veut bien me l’envoyer, il m’arrive beaucoup plus rapidement par Internet là où je suis, à 10 000 kilomètres de la maison d’édition, que si j’étais à Paris et qu’il m’était apporté par coursier.

Cette rentrée littéraire 2018

Quelques très bonnes choses, et je sens qu’il m’en reste pas mal à découvrir. Dans ce que j’ai lu :

  • Maylis de Kerangal. Un monde à portée de main (Gallimard/Verticales)
  • Antoine Wauters. Moi, Marthe et les autres et Pense aux pierres sous tes pas (Verdier)
  • Emmanuelle Bayamack-Tam. Arcadie (P.O.L.)
  • Adeline Dieudonné. La vraie vie (L’Iconoclaste)
  • Javier Cercas. Le monarque des ombres (Actes Sud)
  • Pauline Delabroy-Allard. Ca raconte Sarah (Minuit)
  • Serge Joncour. Chien-loup (Flammarion)
  • Ben Arès. Les jours rouges (Bibliothèque malgache) – j’en suis aussi l’éditeur, je le précise, et je l’ai choisi pour paraître à la rentrée parce que je lui trouve d’immenses qualités.

La plupart de ces livres (et d’autres) ont fait ou vont faire l’objet d’articles (parfois d’entretiens avec les auteurs) dans Le Soir, ceux pour lesquels l’espace me manque dans le journal ou que différents journalistes y traitent trouvent leur place dans mon blog, Le journal d’un lecteur.

 


Un grand merci à Pierre d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et d’avoir dévoilé quelques fragments de son travail.  Vous pouvez le retrouver, de même que son actualité littéraire sur Facebook et sur Twitter.